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CONDUITE A TENIR PENDANT LA PÉRIODE D'EXPULSION

jjpontanée. Si la tête reste pendant plus de deux heures sans progresser, après dilatation complète, on intervient à l’aide du forceps.

Conduite à tenir pendant la période d’expulsion. — Dès que la femme commence à pousser, c’est-à-dire à joindre la contraction des muscles abdominaux à l’action du muscle utérin, il est utile de pratiquer le toucher pour bien s’assurer que la dilatation est complète-, certaines femmes, en effet, éprouvent le besoin de pousser, avant que la dilatation ne soit complète, en raison de l’engagement profond de la partie fœtale qui appuie sur le rectum. Ces efforts prématurés ont le double inconvénient d’épuiser la femme et de produire des déchirures plus ou moins étendues de l’orifice utérin qui se tra duisent à ce moment par un écoulement sanguin.

Il est donc utile de préciser autant que possible le moment où la tête fœtale n’est plus recouverte du tout par l’orifice utérin et le segment inférieur de l’utérus ; à partir de ce moment la tête va comprimer directement les parties osseuses du bassin ; d’où la possibilité à' eschares par compression et de fistules consécutives si l’expulsion du fœtus tarde trop à se produire ; nous verrons, à propos des indications de l’application du forceps, que ces accidents sont beaucoup moins fréquents qu’autrefois.

On a en effet adopté comme règle de pratique que la tête fœtale ne devait pas rester ainsi dans l’excavation plus de deux heures après dilatation complète ; c’est une exagération : chez nombre de primipares, la période d’expulsion dure plus de deux heures (voy. page 343). Aussi est-ce avec raison que Pinard a modifié cette formule classique en disant que la pression exercée par la tête fœtale devient dangereuse pour les parties molles maternelles lorsqu'elle dure plus de 2 heures sans progresser. Si au contraire la tête fœtale progresse, même très lentement, si elle ne reste pas stationnaire, il n’y a pas lieu d’intervenir : nous avons vu des femmes rester ainsi pendant 5 à 6 heures en période d’expulsion sans que ni elles ni leur fœtus en éprouvent le moindre accident immédiat ou consécutif.

Le rôle de l’accoucheur devient important pendant la période d’expulsion : ses conseils et sa présence sont utiles pour la femme et le fœtus.

L’auscultation doit être pratiquée régulièrement toutes les cinq minutes ; avec cette précaution, si pour une raison quelconque (compression du cordon, décollement partiel du placenta), la circulation utéio-placentaire vient à être troublée, si le fœtus souffre, l’accoucheur s’en aperçoit ainsi immédiatement et peut extraire le fœtus à l’aide du forceps.

Il faut bien dire que les faits de mort du fœtus au cours de la période d’expulsion sont exceptionnels; mais assez souvent, à la suite d’un travail prolongé ou même sans que le travail traîne en longueur, le fœtus souffre-, c’est en pratiquant à intervalles assez rapprochés l’auscultation que l’accoucheur se rend compte des troubles qui existent dans la circulation fœtale, et qu’il peut à un moment donné intervenir, s’il le juge indispensable.

Lorsque les battements du cœur lui paraissent irréguliers, accélérés ou au contraire ralentis, il doit redoubler d’attention et pratiquer l’auscultation d’une manière prolongée dans l’intervalle de deux contractions.

Lorsque les battements du cœur restent normaux, l’auscultation renseigne

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