MANIÈRE DE DÉGAGER LE FŒTUS
manière à éviter l’écoulement du sang par le bout fœtal. Dans la pratique, on a rarement sous la main ces pinces dans les cas où il est utile de s’en servir; mieux vaut dégager le fœtus le plus rapidement possible. Du reste, le cordon, qui se trouve fatalement comprimé par les parties fœtales contre la paroi du bassin, donne rarement du sang en quantité suffisante pour compromettre la vie du fœtus.
Si c’est la tête, partie volumineuse et dure, qui déchire habituellement le périnée, il ne faut pas oublier que dans un certain nombre de cas c’est au moment du dégagement des épaules et du membre supérieur qui se trouve en arrière que le périnée, jusque-là indemne ou seulement entamé, va céder.
Fig. 239. — La tête est tirée en haut, de façon à dégager lentement l’épaule postérieure.
Aussi faut-il procéder avec méthode et sans précipitation au dégagement des épaules. Pour cela on les laisse s’orienter, s’engager dans le bassin mou : on reconnaît que cet engagement est effectué au mouvement de rotation externe qu’exécute la tête. Dans la pluralité des cas, 1 occiput revient du côté où il se trouvait avant le mouvement de rotation intrapelvienne.
On engage la femme à pousser : en même temps on saisit la tête fœtale entre les deux mains de telle sorte que la paume d’une main recouvre la région occipitale, et que la paume de l’autre main s’applique sur la face ; les extrémités des doigts prennent point d’appui d’un côté sur le sous-occiput, de l’autre au-dessous du menton (fig. 257) : on tire en bas et en arrière, de manière à engager fortement l’épaule antérieure. Sous l’influence des tractions assez fortes, mais continues, les mains qui opèrent sentent bientôt un ressaut dû à l’engagement des épaules dans le bassin mou : l’épaule antérieure vient alors se dégager sous l’arcade pubienne (fig. 238). Dans certains cas cette épaule antérieure se dégage si complètement qu’on peut avec douceur dégager complètement le membre supérieur qui se trouve en avant