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UÉMORRHAGIES DE LA DÉLIVRANCE

Gol, du vagin, de la vulve, des déchirures : des vaisseaux ont été ouverts, ot le sang qui est alors perdu n’a pas d’autre source.

L’étude de cette hémorrhagie post-partum trouvera plus loin sa place.

Qu’il nous suffise de dire ici que le globe utérin est alors parfaitemen rétracté.

Le diagnostic de l’origine de l’hémorrhagie réside tout entier dans la constatation de l’état du globe utérin. Dans les hémorrhagies de source utérine, provenant du corps de l’utérus, le globe de sûreté (Pinard) fait défaut. L’utérus se délimite malaisément, il est mollasse, et son fond remonte parfois jusque sous les fausses côtes, tant est considérable la masse de sang accumulé dans la cavité de l’utérus inerte.

Tantôt Y hémorrhagie est externe et la femme elle-même, avertie par la sensation due à l’écoulement du liquide par la vulve, prévient l’accoucheur qu’elle perd du sang.

Tantôt Vhémorrhagie est interne ; le sang, bien que s’écoulant en abondance hors des vaisseaux, s’accumule dans l’utérus. Si l’on n’a pas suffisamment surveillé l’accouchée, on peut n’être averti du danger que par les signes généraux d’hémorrhagie : pâleur de la face, lipothymie ou syncope, faiblesse et rapidité extrêmes du pouls.

Tantôt enfin Y hémorrhagie est mixte. Du sang s’accumule dans l’utérus, en même temps il s’en échappe par la vulve soit à l’état liquide, soit en volumineux caillots.

Dans tous les cas, l’indication est formelle : on doit la remplir sans perdre un instant. Pendant qu’un aide comprime l’aorte, sur les indications de l’accoucheur, celui-ci se débarrasse de son habit, relève les manches de sa chemise jusqu’au haut du bras, et s’aseptise les mains, les avant-bras et les bras.

Puis, la femme restant dans le décubitus ordinaire si son état de faiblesse l’exige, ou placée dans la situation obstétricale, on fait pénétrer rapidement la main droite dans l’utérus tandis que la main gauche en maintient le fond.

Si le placenta est incomplètement décollé, on se hâte de le séparer de l’utérus et on l’entraîne avec les caillots qui s’étaient déjà accumulés dans l’utérus. Si l’arrière-faix est entièrement libre, on l’entraîne tout de suite. Pendant ce temps la main gauche frictionne énergiquement et masse en quelque sorte l’utérus à travers la paroi abdominale.

La présence de la main dans l’utérus, l’achèvement du décollement du placenta, l’extraction de l’arrière-faix et des caillots suffisent la plupart du temps à faire sortir l’utérus de son état d’inertie. Si i’on soupçonne que quelques caillots sont demeurés dans l’utérus, il ne faut pas hésiter à réintroduire la main et à profiter de sa présence dans l’utérus pour frictionner doucement la paroi interne de sa cavité.

Il est exceptionnel que ces moyens simples et de facile exécution ne suffisent pas à enrayer l’hémorrhagie.

Pendant que l’accoucheur remplit cette indication qui tient en deux mots : vider l’utérus, il fait d’ailleurs préparer une injection intra-utérine d’eau bouillie à 48 degrés, qu’il administre lui-même.

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