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CONDUITE A TENIR APRÈS LA DÉLIVRANCE

et garnie d’ouate, agit sur le fond de l’utérus qu’il cherche à ' pfouler pendant que le col est immohilisé par les mains d’un aide.

La main introduite dans le vagin peut agir de deux manières? : ou bien zn pratiquant une sorte de taxis qui porte sur la région de 1 utérus la plus voisine du col, ou bien en refoulant directement le fond de l’utérus.

2“ Quand la réduction est obtenue (ce dont on est averti par la sensation de résistance vaincue, par l’apparition du globe utérin à la région hypogastrique, par la reconstitution de la cavité utérine dans laquelle la main pénètre sans peine), il faut s’efforcer de maintenir le résultat acquis.

On y arrive en combinant les injections intra-utérines à la température d ’ 48 à 50 degrés, le massage de l’utérus et, surtout, le séjour de la main dans sa cavité prolongé jusqu’au réveil de la rétraction et des contractions utérines.

b. Accidents tardifs de la délivrance. — Des hémorrhagies dites secondaires ou tardives se produisent quelques heures ou quelques jours après la délivrance.

Celles que l’on observe dans les heures qui suivent l’accouchement sont habituellement liées à de l’inertie utérine qui envahit de nouveau l’organe avant que les sinus aient pu être oblitérés par des caillots solides : devant une hémorrhagie de cette nature, il faut exprimer l’utérus pour en chasser les caillots qu’il contient, introduire au besoin pour cela la main et user de l’irrigation vaginale ou intra-utérine avec de l’eau à 48 degrés.

Quand une perte survient plus tard (4, 5, 6, 10, 15 jours après la délivrance), on doit l’attribuer à la présence des membranes retenues dans l’utérus ou au décollement de quelque cotylédon placentaire resté jusqu’alors adhérent. L’expulsion ou l’extraction manuelle de ces fragments placentaires fait cesser les accidents.

La rétention des membranes ou de cotylédons à demi décollés peut donner naissance, par suite de la putréfaction de ces débris de l’arrière-faix, à des accidents de septicémie puerpérale qui seront étudiés plus tard. [Voir Septicémie puerpérale.)

Les hémorrhagies observées tardivement peuvent n’être qu’une manifestation locale d’un état général : Ribemont-Dessaignes et Lepage ont vu en 1896 une femme prise, 10 jours après l’accouchement, d’une hémorrhagie inquiétante. La délivrance avait été complète ; la main introduite dans l’utérus ne rencontra aucun débris de membrane ni de placenta. Cette femme avait un foie malade et avait présenté de la colique et de ricter? quelques jours avant son accouchement. Pinard, qui vit aussi la malade , pensa que l’hémorrhagie était liée à l’état général.

Conduite à tenir après la délivrance. — Lorsqi;... -u délivrance est terminée, l’accoucheur doit procéder à la toilette des erganes génitaux externes, en les lavant avec du coton imbibé d’une solution antiseptique. Il pratique ensuite une injection vaginale avec 2 litres de solution antiseptique (solution de biiodure ou de bichlorure de mercure à 1 pour 4 000, ou solution phéniquée à 2 pour 100); puis, lorsque cette injection est faite, on fait couler un peu de la solution antiseptique, pour débarrasser la vulve du sang, des débris de membranes qui peuvent y rester. On applique ensuite sur-

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