MÉTHODE DE L'INSUFFLATION PULMONAIRE
Lorsque l’asphyxie ne paraît pas très accentuée, on peut ensuite se ■contenter de mettre l’enfani dans un bain chaud à 45 degrés, ou dans un bain tiède auquel on ajoute de la farine de moutarde, pour obtenir une révulsion plus intense du côté de la peau. Au bout de deux ou trois minutes, on sort l’enfant dans un linge bien chaud, et on frictionne les membres, la région dorsale, avec un linge sec ou avec une main dans la paume de laquelle on a versé un peu d’alcool, de rhum ou de cognac.
Si, sous l’influence de cette révulsion énergique, la coloration violacée disparait, si les battements du cœur se régularisent et si la respiration se rélabül ot devient à peu près normale, on se contente de ces nioyens ; on
jilonge à nouveau l’enfant dans un bain à 42 degrés, on le laisse pendant quelques minutes jusqu’à ce que Ja peau soit bien rouge et que l’enfant crie énergiquement.
Insufflation. —
Dans la pluralité des cas de mort apparente du nouveauné , les différents moyens employés pour ranimer l’enfant (frictions, flagellation, titillation de la pituitaire, bains très chauds ou sinapisés) ne sont pas suffisants ; il faut recourir au
plus vite à la respiration artificielle.
Elle a été pratiquée tout d’abord de bouche à bouche, la bouche de l’opérateur s’appliquant sur la bouche et le nez de l’enfant recouverts au préalable d’un linge fin. Ainsi pratiquée, l’insufflation est imparfaite : de l’air peut pénétrer dans l’œsophage et distendre l’estomac. Elle est en outre fatigante et parfois répugnante.
Il est préférable de se servir de l’insufflateur de Ribemont-Dessaignes. L’enfant, entouré de linges chauds, est couché sur un oreiller. Pour pénétrer d.ans la trachée, on tient l’insufflateur de la main droite; l’index (fig. 527), ou s’il s’agit d’un enfant petit ou né avant terme, l’auriculaire de l’autre main, sert de guide et va à la recherche de l’orifice supérieur du larynx et reconnaît la saillie des cartilages aryténoïdes en arrière desquels la pulpe du doigt se place (fig. 325 et 326) ; lorsque le doigt est ainsi placé, on introduit le tube insufflateur en le guidant sur l’index ou l’auriculaire jusqu’à ce que son extrémité allongée pénètre dans le larynx (fig. 526 et 528) : le tube est alors enfoncé doucement dans la trachée et bien ramené sur la ligne
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>. — Larynx vu par sa face anlüi'icure; l’extréuiilé du tube à insufllation est sur le point de pénétrer dans l'orilice supérieur du ‘larynx.
Pjg;. 326. — I.arynx vu par sa faefî postérieure ; le tube laryngien a pénéiro dans le larynx et peut rester en place.