METHODE DE L’INSUFFLATION PULMONAIRE
médiane. Si l’on veut retirer des mucosités, on a eu soin de faire le vide en tenant la poire à insufflation aplatie; puis le tube en place, on aspire et on retire le tube. On peut recommencer quatre ou cinq fois cette manœu\Te; mais il ne faut point trop la répéter, de peur de produire de la contusion au niveau de la muqueuse laryngée.
Pour pratiquer la respiration artificielle, il faut s’assurer que le tube est bien dans la trachée et presser doucement sur la poire, de manière à ne pas produire de distension et par suite de rupture des vésicules pulmonaires. Les insufflations doivent être pratiquées toutes les 8 à 10 secondes;.
dès que l’enfant commence à respirer, on espace davantage les insufflations, de manière qu’elles ne soient faites qu’au moment où les mouvements l espiratoires se ralentissent au lieu de s’accélérer.
Lors des premières insufflations, il faut bien remarquer si l’air est réellement introduit dans l’arbre aérien, si la cagethoracique est dilatée et soulevée ; dans certains cas, en effet, le tube est maladroitement introduit dans l’œsophage : l’air distend l’estomac, les anses intestinales et empêche le fonctionnement du diaphragme en le refoulant. Nous ne citons que pour mémoire les faits plus rares dans lesquels l'extrémité du tubelaryngien, faisant fausse
Fi^. 327. — La tête fœtale repose sur un oreiller. L’index est rOUte, pcilètre dans le lisSU
introduit dans la bouche du fœtus et sert à guider le tube cellulaire du COU Ct Dl’oduit insufllateur. i n , . ’ ^ .
de 1 emphyseme sous-cutanc..
S’il n’y a pas de lésion des organes vitaux, si en particulier il n’y a pas de fracture du crâne ou d’hémorragie méningée, sous l’influence de la respiration artificielle, les battements du cœur se précipitent, les téguments deviennent rosés, puis peu à peu les mouvements respiratoires s’établissent. Pinard considère comme d’un bon augure les petits mouvements spasmodiques du diaphragme se terminant par une profonde inspiration et qu’ilappelle mouvements vermiculaires.
Pendant combien de temps peut-on continuer l’insufflation pulmonaire avec chance de succès ? Les faits dans lesquels on a ranimé les enfants nés en état de mort apparente au bout d’une heure et plus, sont exceptionnels, bien que réels. 11 faut tenir surtout compte, au point de vue du pronostic, de la fréquence et de l’intensité des battements du cœur et des mouvements-