‹ Précis d'obstétriqueChapitre 311 sur 713 · MÉTHODE DES TRACTIONS RYTHMÉES DE LA LANGUE · texte numérisé non relu

MÉTHODE DES TRACTIONS RYTHMÉES DE LA LANGUE

Procédé de Sylvester. — Le plus usité est le procédé de Sylvester-, le fœtus est couché sur le dos, la tête un peu élevée, et le reste du tronc reposant sur le plan du lit. On saisit les membres supérieurs au niveau des avantbras et on les élève aussi haut que possible au-dessus de la tête, puis on les abaisse le long du tronc en les rapprochant ; le premier mouvement a pour but d’esquisser un mouvement d’inspiration, le second de produire l’expiration et en même temps d’expulser hors des voies aériennes les mucositésqui peuvent y avoir pénétré.

Procédé de Schultze. — Le procédé de Schullze comprend plusieursmanœuvres : l’accoucheur est debout et tient l’enfant suspendu verticalement à l’aide des doigts passés par-dessous les aisselles; les pouces reposent sur la partie antérieure et supérieure du thorax et servent en même temps à maintenir droite la tête du fœtus, qui a de la tendance à retomber inerte. L’enfant est ainsi mis dans une situation favorable pour l’inspiration. L’accoucheur le soulève alors assez brusquement en avant et en haut de manière à lui faire exécuter une sorte de culbute telle que par suite de la flexion de la colonne lombaire il résulte une compression des viscères thoraciques par le diaphragme et par la paroi thoracique. Dans cette attitude d’expiration forcée, les liquides qui ont été aspirés dans l’arbre aérien sont pour ainsi dire exprimés et coulent par la bouche et les narines.

Le fœtus est alors remis dans la situation première, très favorable à unmouvement respiratoire, puisque les extrémités sternales des côtes sont fixées et que le poids du corps agit pour soulever les côtes, en même temps que le diaphragme s’abaisse.

Le fœtus est de nouveau soulevé en haut et en avant de manière à lui faire exécuter la culbute : ces mouvements tour à tour destinés à produire l’inspiration et l’expiration peuvent suffire à établir d’une manière définitive les mouvements respiratoires. Il est difficile d’apprécier cette méthode peu usitée en France*, où l’on se sert surtout du tube insufflateur pour désobstruer les voies aériennes et pratiquer la respiration artificielle.

Lorsque le fœtus commence à respirer, on peut le replonger dans un bain chaud, sinapisé ou non, puis on l’enveloppe dans un linge bien chaud et on l’essuie fortement; on renouvelle les frictions faites avec la paume de la main sur la colonne vertébrale ; on stimule au besoin le fœtus et on cherche à provoquer les mouvements respiratoires en lui pinçant le nez, en faisant quelques frictions sur les parois latérales de la cage thoracique.

Méthode de tractions rythmées de la langue. — Laborde a fait connaître à l’Académie de médecine (5 juillet 1892 et 7 novembre 1893) un nouveau moyen de remédier à la mort apparente par submersion et a con-

• Rivière (DouaiTC, thèse de Bordeaux, 1895) préconise une mélliode très analogue à celle de Schultze : L’enfant est saisi par les jambes et tenu ainsi suspendu, la face regardant en avant. Celte première altitude correspond à la position d’inspiration. L’accoucheur soulève ensuite le foetus et lui fait décrire une courbe en arc de cercle de telle manière (jue le siège soit plus haut que l’extrémité céphalique; la face regarde toujours en avant. Dans cette position, le poids du corps et la pression des viscères abdominaux sur le diaphragme réalisent l’expiration et produisent l’expulsion îles mucosités. Par une manœuvre inverse, on ramène ensuite le fœtus à la position d’inspiration , ce mouvement est répété dix à douze fois par minute comme dans le procédé de Schultze.

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