DU CHOIX D UNE NOURRICE
prendre autant que possible, qu’une nourrice accouchée depuis au moins quatre ou cinq mois. D’ailleurs si l’enfant est malingre, chétif, s’il présente 'une certaine maigreur qu’on constate surtout bien au niveau des membres intérieurs, il est inutile d’examiner la nourrice. L’état de santé de l’enfant traduit en effet d’une manière nette les qualités de la mère comme nourrice.
Il faut, bien entendu, être certain que l’enfant qui est présenté est bien celui de la femme qui veut se placer nourrice et — ce qui est plus difficile h contrôler — s’assurer que l’enfant, a été exclusivement élevé au sein et non par l’allaitement mixte.
Lorsque l’enfant paraît en bonne santé, il faut procéder à l’examen de la mère et tenir compte de son habitus extérieur, de la manière dont elle répond aux questions qui lui sont. posées et qui témoignent de son caractère.
« La taille et V embonpoint de la nourrice n’ont pas grande importance ; on voit de petites Berrichonnes trapues qui sont excellentes nourrices et qui par leur activité rendent plus de services dans une famille que certaines grandes, grosses et encombrantes Flamandes. — Plus important est l’air de propreté et de soin de sa personne. Mais par ce côté la mère sera aussi bon juge que nous. » (P. Le Gendre.)
L’examen médical doit porter sur différents points. 1° État des seins. ■ — 11 faut apprécier non pas tant le volume total des seins, que celui de la glande mammaire qu’on reconnaît aux nodosités formées par le tissu glandulaire. Les meilleui’es nourrices sont celles qui ont des veines nombreuses sillonnant la surface du sein, dont le mamelon est bien conformé et chez lesquelles la glande a un développement normal. Il faut que les mamelons soient longs, souples, et qu’ils ne soient pas le siège d’excoriations, de fissures pouvant être le point de départ de lymphangites et d’abcès du sein. Il est utile que le mamelon présente un assez grand nombre d’orifices qui permettent l’issue facile du lait.
L’examen du lait n’a réellement d’intérêt que lorsqu’on est appelé à se prononcer sur le choix d’une nourrice dont l’enfant est éloigné ; il ne peut en aucun cas donner les mêmes garanties que l’examen de l’enfant. Tout au plus peut-on supposer qu’une nourrice est bonne lorsque le lait jaillit abondamment de chaque sein, lorsqu’il présente une coloration bien blanche et une certaine consistance ; ce n’est que dans des cas rares et plutôt pour s’assurer de la valeur d’une nourrice déjà placée, qu’on doit pratiquer l’examen du lait avec des instruments spéciaux qui permettent d’en apprécier la composition, la richesse en certains éléments (lactoscope, crémomètre, microscope).
2“ Examen médical. — Un examen général permet de rechercher s’il n’y a point de manifestations anciennes ou récentes de scrofule (blépharite chronique, kératites, adénites cervicales, cicatrices d’écrouelles, otorrhée, ozène, etc.). Il faut s’assurer également qu’il n’existe pas de cicatrices ni de manifestations quelconques de syphilis ancienne ou récente.
La dentition doit être en bon état ; on attache généralement une grande importance à l’état des dents ; mais il faut bien avouer qu’une bonne part des recommandations faites par les familles à ce sujet sont inspirées au moins