COI
moyen, d’une bonne constitution, exempte de tout virus et de toute espèce de maladie. On préfère celle qui est brune à celle qui est blonde ; celle qui est d’un embonpoint médiocre à celle qui est très grasse ou très maigre : la nourrice qui a de belles dents à celle dont la bouche en est dégarnie, ou qui en a de gâtées ; enfin celle qui a les mamelles d’une moyenne grosseur parsemées de veines bleuâtres, dont l’aréole est un peu monticuleux, le mamelon bien percé et d’une longueur convenable. On doit aussi avoir beaucoup d’égard aux qualités morales. »
Allaitement artificiel. — Dans quelques circonstances la femme ne peut allaiter son enfant et ne peut ou ne veut pas recourir aux soins d’une autre nourrice : on alimente alors le nouveau-né avec du lait d’animal (vache, chèvre, ânesse).
Saint-Yves Ménard, dans un rapport fort intéressant présenté à la Société de médecine pratique, donne, d’après Gautrelet, le tableau comparatif des différents laits qui peuvent être employés à la place de celui de la femme dans l’alimentation du nouveau-né :