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LAIT DE VACHE

sont soumises les vaches influe sur la quantité et la qualité du lait produit; toutefois il ne faut pas exagérer cette influence, et ne pas oublier que la (jualité du lait dépend surtout du choix de la vache. — Signalons seulement ia pussibilité d’obtenir du lait superphosphate en donnant aux vaches une alimentation spéciale.

4" Conditions de stabulation. — Les vaches doivent être placées dans (le bonnes conditions hygiéniques : si elles ne sortent pas au grand air tous le.s jours, il faut qu’elles soient installées dans des étables suffisamment vastes et bien entretenues.

Les conditions dans lesquelles on se procure le lait ont une grande importance : « l’idéal, pour un nouveau-né, soumis à l’allaitement artificiel, ce serait de recevoir, à chaque repas, toutes les deux heures, du lait chaud sortant du pis de la vache, n’ayant eu aucun contact extérieur, du lait vivant, en un mot, comme serait celui d’une nourrice. Cet idéal se réalise rarement. On s’en rapproche beaucoup, à la campagne et même en ville, quand on trouve tout près de soi du lait produit dans de bonnes conditions, recueilli deux ou trois fois par jour, non transporté, non frelaté, non conservé, et par conséquent non altéré. Mais le plus souvent dans les grandes villes, à Paris, par exemple, il en est tout autrement. Les conditions d’approvisionnement, plus ou moins difficiles, influent considérablement sur la qualité du lait et sur le résultat de l’allaitement artificiel. » (Saint- Yves Ménard.)

Ün des grands inconvénients de l’allaitement artificiel avec le lait d’animal est qu’il contient des ferments qui en altèrent la composition, et même certain nombre de microbes pathogènes provenant soit d’une maladie infectieuse de ta femelle laitière, soit d’une souillure accidentelle.

11 y a longtemps que les médecins ont été frappés des diarrhées meurtrières observées chez les nouveau-nés élevés artificiellement, surtout au moment des grandes chaleurs, pendant lesquelles le lait s’altère plus vite; aussi avait-on recommandé de faire bouillir le lait dans le but de le conserver plus longtemps. Tarnier conseillait meme, dès 1882, de mettre le lait destiné à l’alimentation du nourrisson dans des vases séparés :

« Pour bien conserver le lait, on doit le mettre dans de petits vases de grès préalablement échaudés à l’eau bouillante, qu’on remplit complètement, qu’on bouche hermétiquement et qu’on place soit à la cave, soit dans un seau d’eau de source ou de puits. Comme une nouvelle quantité de ferments provenant de l’air peut s’introduire chaque fois que l’on ouvre le vase pour y puiser, le mieux est d’avoir un certain nombre de petits vases, soigneusement fermés, contenant chacun la quantité de lait nécessaire pour un repas, de sorte que le pot soit vidé chaque fois et nettoyé immédiatement à l’eau bouillante; de cette façon, le lait n’est jamais dans un pot à moitié vide, et, par conséquent, il est à peu près à l’abri des parasites qui existent dans l’air et qui peuvent l’altérer. »

Les recherches de Duclaux ont montré que, pour stériliser le lait, c’est l’emploi de la chaleur qui est le procédé le plus sûr et le plus pratique ; ditférents procédés ont été employés qui peuvent être ramenés «c à quatre. 11

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