DISPOSITIONS ANATOMIQUES DE L'ŒUF DANS LA GROSSESSE GÉMELLAIRE
distance des bords des deux placentas, la cloison empiète plus ou moins sur l’un d’eux. Les membranes de l’un des œufs viennent contracter des adhérences avec la face fœtale de l’autre placenta, par suite de refoulement d’un œuf par l’autre (fig. 538).
Il est facile de comprendre que lorsque deux œufs sont contenus dans la cavité utérine, il faut qu’ils s’accommodent l’un à l’autre : c’est ainsi qu’on peut expliquer la situation respective de deux œufs indiquée par Budin : sur la périphérie des membranes se trouvaient deux masses placentaires distinctes. « En regardant par l’orifice, envoyait une cavité qui avait contenu le premier fœtus, dont le cordon allait s’insérer sur un placenta ; en arrière de cette cavité, il en existait une autre qui avait contenu le second fœtus, dont le cordon allait s’insérer sur l’autre placenta. Le premier œuf formait une
vrait le deuxième œuf absolument comme un bonnet de coton coiffe la tête »
(Budin). Lepage a observé en 1895 un fait analogue à la clinique Baudelocque :
l’un des œufs étaient re-
Fig. 559. — Placenla unique auquel a^oulissent les cordons COUVert par l’autl'e œuf qui des deux jumeaux. (D après nature.) l’enveloppait de tOUteS
La circulation est commune^ comme l'indiquent les anastomoses j ^ ,
entre les gros troncs superficiels. pariS. J i6S lUGinürallcS QU
petit œuf refoulées par i’œuf enveloppant avaient envahi la face fœtale du placenta le plus volumineux.
2“ Les deux ovules fécondés sont venus se loger l’un près de l’autre, dans un même repli de la muqueuse utérine. Une seule caduque ovulaire se réfléchit autour d’eux et les englobe.
Au début, la cloison d’adossement des deux œufs se compose donc de deux amnios et de deux chorions. Ceux-ci se fusionnent et peuvent plus ou moins se résorber, laissant les deux amnios en contact former à eux seuls la cloison.
Les deux placentas forment une seule masse à circulation ordinairement indépendante ; cependant on voit parfois des anastomoses entre les gros vaisseaux funiculaires de l’iin et de l’autre (fig. 559). Les vaisseaux ainsi anastomosés sont surtout des vaisseaux veineux. La mort d’un des fœtus n’entraîne pas toujours la mort de l’autre (voy. fig. 545); mais l’expulsion d’un œuf amène presque fatalement celle du second.
grande poche qui recou-