MALADIES DE L’APPAREIL GÉNITAL
[tiicrpéral; cependant il est possible qu’après plusieurs attaques successives coïncidant avec des grossesses elle persiste pendant longtemps, alors que l’utérus ne renferme plus le produit de la conception. Elle a une tendance marquée à récidiver et à s’aggraver à chaque grossesse nouvelle comme durée, comme étendue et comme intensité de l’éruption; cependant, dans certains cas, des grossesses intermédiaires aux poussées peuvent se passer sans qu’il survienne aucun symptôme morbide du côté des téguments (Brocq).
Fournier a rapporté ‘ l’observation d’une femme enceinte pour la huitième fois et qui dès le second mois, sans fièvre, sans prodrome, présenta de Vherpès geslationis ; les quatre premières grossesses ont évolué sans manifestation cutanée ; aux grossesses suivantes l’éruption a débuté quarante-huit heures après la délivrance (cinquième grossesse), au quatrième mois {sixième grossesse), puis au sixième mois dans la septième grossesse.
Le pronostic n’est pas grave pour la mère ; on ne connaît qu’un cas suivi de mort (Coignet). Dans quelques faits la maladie a passé à l’état chronique. Le plus habituellement la guérison complète a lieu peu de temps après l’accouchement ; Bar ® a noté que l’amélioration coïncidait avec la polyurie et avec une augmentation du chiffre de l’urée. Quant au pronostic pour le fœtus, il est assez, sérieux : dans quelques cas il est expulsé prématurément ou il naît macéré. « Il est à remarquer, dit Perrier’, que l’éruption qui débute au cours de la gestation est particulièrement nuisible à l’enfant et que ses chances de vie diminuent surtout à chacune des récidives de l’affection. »
D’après les recherches de Leredde et de Perrier, la maladie de Duhring « semble liée à la présence dans le sang, puis dans la peau, d’une substance que fixent les globules blancs, sous forme de granulations acidophiles. La toxicité du liquide des vésicules paraît due à cette substance. C’est elle qui produit les effets nouveaux de l’affection et peut-être la mort des entants chez les femmes enceintes qui en sont atteintes. »
Le traitement de cette affection consiste dans l’usage du lait à l’intérieur et par l’emploi des bains, des lotions chaudes et calmantes. Brocq conseille l’arséniate de soude, la quinine, la belladone, le fer, l’huile de foie de morue, suivant les cas.