‹ Précis d'obstétriqueChapitre 412 sur 713 · iî · texte numérisé non relu

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chez (les femnies eiicoiiiles chez l(!.s(|iiellcs une hystéc()|)e.\ie a été [)rati({uée avant la grossesse. Lepage a rapporté' l’observation d'une femme à terme chez laquelle l’antévei-sion était telle que le col était remonté au-dessus du plan du détroit supérieur; pour l’atteindre il fallait introduire la main dans le vagin. Cette situation anormale de l’utérus est due à la fixation de cet organe à la paroi abdominale.

Outre les troubles fonctionnels dont nous avons parlé, cette disposition de l’utérus gêne l’accommodai ion du fœtus : il est souvent utile, pendant les derniers temps de la grossesse, de faii e porter aux femmes présentant cette antéversion une ceinture qui les soulage, en même temps qu’elle facilite l’engagement de la partie fœtale.

Cette déviation peut également ralentir le travail de l’accouehement, comme nous le verrons à propos de la dystocie due aux parties molles.

Relâchement des symphyses du bassin. — Nous avons vu (page 176) que, sous l’influence de la grossesse, il se produisait du côté des articulations du bassin, un certain ramollissement qui était plutôt un fait favorable au point de vue de l’accouchement, puisqu’il permet un écartement léger des os du bassin.

Quelquefois le ramollissement dépasse les limites physiologiques et produit le relâchement pathologique des symphyses, dont l’existence a été nettement démontrée en 1597 par Séverin Pineau.

Symptômes et diagnostic. — C’est généralement dans les deux derniers mois de la grossesse que surviennent les troubles causés par cet état : la femme accuse un sentiment de lassitude, de malaise, des douleurs qui siègent dans les reins, dans les aines et au niveau des symphyses sacro-iliaques et même au niveau de la symphyse pubienne.

Bientôt la marche devient pénible, difficile; la femme éprouve de très grandes difficultés pour monter les escaliers; à un degré plus accusé, la malade a conscience de la réalité, c’est-à-dire qu’il lui semble que les os du bassin s’écartent; elle marche en se balançant et en appuyant les mains sur la région lombaire; les douleurs dans les membres inférieurs sont plus ou moins accusées.

Dans certains cas la marche devient impossible, la malade est obligée de rester assise, parfois même la douleur causée par le moindre mouvement est telle que la femme préfère garder le lit.

La pression au niveau des articulations atteintes est douloureuse; quelquefois on détermine seulement de la douleur en cherchant à imprimer des mouvements à l’articulation. En pratiquant le toucher, on éveille de la sensibilité si l’on applique le doigt derrière la face postérieure de la symphyse; il existe parfois un certain écartement entre tes deux branches horizontales du pubis. On engage alors la femme à fléchir alternativement l’une et l’autre cuisse sur le bassin : ces mouvements montrent que les deux pubis se déplacent l’un par rapport à l’autre.

Cette constatation est encore plus nette, lorsqu’elle est faite sur la femme

’ Th. Lepage. Paris, 1895. Étude de quelques opérations de l’utérus et les annexes dans leurs rapports avec la grossesse et l'accoucliement.

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