MULE HYDATIFORME OU VÉSICULAIRE
la couche limitante existe une bande de tissu conjonctif. Les petites vésicules ne sont pas déformées; elles sont arrondies, tapissées également par des cellules et ne contiennent que peu ou pas de coagulum central. Entre les vésicules se trouvent des amas cellulaires.
B. A un fort grossissement le stroma offre l’aspect d’un tissu cellulaire très lâche ; il est formé de fibrilles très fines où apparaissent des cellules étoilées qui envoient des prolongements en tous sens. Ces cellules diminuent de nombre à mesure qu’on se rapproche du centre de la villosité. Le stroma fibrillaire remplit tout l’intérieur des petites vésicules; les grandes sont occupées au centre par une substance homogène, sans trace de noyau, qui n’est que la coagulation du liquide de la villosité. Marchand fait remarquer que les cellules ramifiées ou en étoiles sont séparées par une substance d’autant plus épaisse qu’on observe des villosités plus grosses, de telle sorte qu’il n’y a pas de prolifération cellulaire très riche et que ces villosités n’ont point la structure des villosités myxomateuses et proliférantes.
Les cellules de la couche de Laaghans sont très modifiées dans leur forme et dans leur groupement : elles se présentent sous l’aspect de cellules rondes assez volumineuses contenant un noyau très coloré et un protoplasma clair. Elles sont généralement groupées et séparées par un tissu librillaireà mailles très fines ; sur les petites vésicules elles forment une couche régulière de revêtement à plusieurs assises de cellules; dans les grandes vésicules elles ne forment qu’une seule assise. De la paroi des grandes vésicules s’élèvent des bourgeons qui sont de trois sortes : les uns proviennent du syncitium ; les autres sont de véritables vésicules filles dont le stroma se continue avec celui de la vésicule mère; les troisièmes, recouverts d’un épithélium syncitial, sont remplis par des cellules de Langhans; quelques-uns prennent un développement considérable. En dehors des vésicules il existe des amas plus ou moins arrondis de cellules de Langhans qui semblent ne plus avoir de rapport avec elles.
Le syncitium forme une bordure presque toujours complète aux vésicules : il recouvre directement le stroma ou en est séparé par la couche celluleuse : celte enveloppe syncitiale peut être perforée en quelques points par lesquels les masses cellulaires de la couche deLanghans prolifèrent au dehors. Le syncitium est formé par une couche protoplasmique continue, dans laquelle sont inclus de petits noyaux arrondis ou ovalaires, placés bout à bout et parallèlement à la surface de la villosité. Du revêtement syncitial partent en grand nombre de petites massues dont le protoplasma se continue avec celui de la couche syncitiale.
En résumé, d’après les recherches de Frænkel, Franqué, Marchand et Oiivry, les couches de revêtement des villosités, dans la môle hydatiforme, sont le siège d’un processus de prolifération et de dégénérescence : « La prolifération ne serait pas aussi active dans tous les cas de môle; elle est surtout moins étendue dans les portions prises au cœur même de la môle, mais toujours elle est très intense dans les parties en rapport avec la paroi utérine. » (P. Ouvry.)
Rapports de la môle avec la caduque. — Lorsque la môle est petite (du volume d’un gros œuf), elle peut être expulsée en entier recouverte d’une enveloppe de 1 à 2 centimètres d’épaisseur : c’est la caduque hypertrophiée.