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FŒTUS SYPHILITIQUE

lésions habituellement observées sur le fœtus ; en se reportant à ce que nous avons dit des lésions du placenta et du cordon, on connaîtra ainsi la plupart des lésions de l’œuf créées par la syphilis.

Fœtüs syphilitique. — La syphilis peut tuer le fœtus in utero : l’examen du fœtus uTort, au moment où il est expulsé, permet dans certains cas de reconnaître la cause de la mort du fœtus. C’est ainsi qu’en dehors des signes extérieurs on remarque que l’abdomen du fœtus est très développé, qu’il contient de l’ascite, que le foie est gros (fig. 374). Si le fœtus est mort depuis un cer tain temps et macéré, un bon moyen de dépister la syphilis est de peser fœtus et placenta et de voir s’il n’y a pas disproportion entre les deux poids. Lorsque le fœtus a succombé peu de temps avant son expulsion ou lorsqu’il est vivant, il est possible parfois de reconnaître au niveau de la plante des pieds et des mains ou sur le corps des bulles de pemphigus plus ou moins développées (fig. 375). Ce pemphigus est caractérisé par des vésicules, par des bulles qui se détachent sur une peau violacée ; ces vésicules contiennent un liquide citrin trouble, qui peut prendre des colorations diverses.

Lorsque les vésicules ou les bulles se rompent, elles laissent à « leur place une tache entourée d’une collerette épidermique ou des érosions arrondies » (Tarnier et Budin). Si la macération n’est pas avancée, on peut aussi reconnaître à l’autopsie quelques-unes des lésions que nous allons étudier chez l’enfant syphilitique qui succombe peu de temps après la naissance.

Poumon. — Le tissu pulmonaire présente par places des noyaux indurés plus ou moins consistants et siégeant à la surface ou dans la profondeur de l’organe (Depaul). Ces noyaux, qu’on a dénommés gommes du poumon, se ramollissent et constituent alors une cavité remplie d’un liquide plus ou moins purulent.

Foie. — Les lésions en ont été bien décrites par Gubler (1852), qui a constaté que l’organe est augmenté de volume et présente des épaississements de la capsule de Glisson. Le tissu hépatique est jaune, dur, et présente la demi-transparence de la pierre à fusil ; en outre il est parsemé de petites granulations blanchâtres que Gubler a comparées à des grains de semoule et qui ont fait donner par Parrot au foie syphilitique le nom de foie

Fig. 375. — Pemphigus syphilitique.

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