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ACCOUCHEMENT DANS LE CAS DE FŒTUS MORT

Le diagnostic de la mort du fœtus présente des difficultés presque insurmontables lorsqu’il s’agit d’une grossesse gémellaire; il est difficile d’affirmer la mort d’un des fœtus lorsqu’on entend les bruits du cœur de l’autre ; cependant lorsque la crépitation osseuse existe, le diagnostic peut être fait Lorsque les deux fœtus ont succombé, le diagnostic de mort est facile; il est plus difficile d’affirmer l’existence de la grossesse gémellaire. Dans les cas de grossesse gémellaire où l’un des fœtus a succombé dès les premiers temps de la grossesse, lorsqu’il a été aplati par l’autre fœtus, le diagnostic est impossible : l’expulsion du second fœtus enveloppé dans les membranes est une surprise de la délivrance.

Accouchement. — L’expulsion de l’embryon mort dans les premières • emaines ou dans les premiers mois de la grossesse diffère par quelques caractères de l’expulsion de l’œuf vivant (voy. p. 842) : la dilatation du canal cervical se fait avec plus de lenteur encore, mais elle a besoin d’être moins grande pour laisser passer un œuf dont les tissus ne présentent guère de résistance et se dépriment facilement. Généralement cette expulsion se fait sans écoulement sanguin considérable; dans quelques cas cependant survient vers la fin de l’expulsion un petit écoulement sanguin qui peut devenir abondant. Comme dans la fausse couche (voy. p. 844), l’expulsion de l’œuf mort peut se faire en un seul ou en deux temps : dans le premier cas l’embryon, est expulsé enveloppé des membranes à la surface externe desquelles se trouve la masse placentaire ; dans le second cas, les membranes se rompent, l’embryon est expulsé seul. Le placenta reste, il est expulsé moins d’une heure après ou il est retenu dans la cavité utérine.

A une époque plus avancée, l’accouchement ne présente quelques particularités qu’au point de vue de la dilatation de l’orifice utérin et de la formation de la poche des eaux. L’orifice utérin se dilate lentement parce que la partie fœtale, céphalique ou autre, est moins résistante que lorsque le fœtus est vivant et agit moins efficacement; de plus les membranes, devenues plus extensibles, s’allongent sous l’influence de la contraction utérine, descendent dans le vagin, de telle sorte que la poche des eaux a la forme d’un sablier ou d’wn 8 de chiffre, et n’appuie plus d’une manière aussi efficace sur les bords de l’orifice utérin. Lorsque la poche des eaux est rompue, la peau du fœtus s’allonge, pénètre à travers l’orifice et y forme une saillie surtout marquée au moment de la contraction utérine.

Parfois, sous l’influence de la contraction utérine, le tissu cellulaire souscutané s’infiltre au niveau du cuir chevelu; il se forme une énorme bosse séro-sanguine, dont la consistance rappelle celle de la poche des eaux et qui dans certains cas se rompt au moment de la contraction ; on peut voir aloi s des débris de cerveau, d’os crâniens projetés au loin hors des organes génitaux. Au fur et à mesure que l’expulsion a lieu, que les parties fœtales se dégagent, il faut se garder d’exercer des tractions sur la tête ou sur les bras; on pourrait ainsi n’extraire le fœtus qu’en morceaux. On se contente de sectionner le cordon dès qu’il apparaît à la vulve et de soutenir doucement le fœtus.

Les présentations vicieuses, en raison même des lois de l’accommodation,

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