AVORTEMENT CRIMINEL
disent* avec raison qu’il ne suffit pas d’empêcher le refroidissement de ces enfants, « il faut ensuite leur donner des aliments qu’ils puissent ingérer, digérer et assimiler. Les organes, qui se trouvent incomplètement développés chez ces petits êtres, semblent ne pas fournir tous les éléments nécessaires à la bonne utilisation du lait. »
Lorsque le gavage est bien dirigé, l’enfant ne vomit pas, ses garde-robes sont jaunes ; il augmente peu à peu. Dès qu’il a suffisamment de force, on le met au sein, mais il est encore souvent utile, outre les tétées, de le gaver trois ou quatre fois par jour : c’est ce que Tarnier appelle le gavage de renfort, parce qu’il entretient chez l’enfant la vigueur nécessaire pour bien téter et bien digérer. Avec ces différentes combinaisons on peut arriver progressivement à la suppression du gavage, sauf à y recourir à la moindre apparition d’un trouble des fonctions digestives.
Chez bon nombre d’enfants prématurés, il n’est point nécessaire de recourir à la couveuse et au gavage : il suffit de maintenir les enfants dans une pièce chauffée à 22“ centigrades environ, de les faire téter fréquemment, ou s’ils ne peuvent téter, de leur faire boire du lait stérilisé étendu d’eau bouillie, pour qu’ils se développent.
On les stimule en leur faisant prendre des bains avec du vin, ou même en leur faisant des injections hypodermiques avee du sérum artificiel. Pinard s’est servi avec succès du sérum de chien, qui stimule les nouveau-nés et accroît leur vitalité.