DES ANOMALIES DE L’EFFORT
Dans un certain nombre de cas, celte paresse de l’utérus n’est que secondaire; la partie l'œtale, appuyant mal sur l’orifice utérin, le réflexe qui produit la contraction utérine n’est point suffisant; ce défaut de pression de la partie foetale sur l’orifice utérin tient soit à un rétrécissement du bassin, soit à la présence du placenta sur le segment inférieur. La rupture prématurée des membranes, qui reconnaît souvent cette dernière cause, retarde la marche du travail; la poche des eaux, n’existant plus, ne peut contribuera la dilatation de l’orifice utérin, comme elle le fait haintuellement d’une manière très efficace.
Nous ne pouvons passer ici en revue toutes les causes qui rendent l’accouchement très long; d’ailleurs il est certaines femmes dont l’utérus se contracte mal soit par suite d’une structure particulière du muscle utérin, soit par suite d’une sorte d’innervation faible. On observe assez souvent ces particularités chez des femmes fortes, grandes, plus ou moins ohèses et qui mettent quarante, cinquante, soixante heures et même plus pour accoucher.
Le pronostic du travail long n’est pas sérieux pour la mère : ces femmes à travail lent sont peut-être un peu plus exposées que d’autres à des accidents d’infection parce que le toucher vaginal est pratiqué plus souvent et qu’il est parfois nécessaire de terminer l’accouchement; mais en réalité, si l’antisepsie est bien faite, la femme ne présente point d’élévation de température pendant les suites de couches, — Quant au fœtus, dans nombre de cas, le travail lent n’atteint en aucune façon sa vitalité; dans certains cas cependant, surtout lorsque l’œuf est ouvert, on voit peu à peu le liquide amniotique se colorer par le méconium; les bruits du cœur se modifient; on est obligé d’intervenir.
La conduite à tenir, dans les cas où les contractions utérines sont lentes et espacées, est d’user de beaucoup de patience : rassurer la femme et l’entourage sur l’issue de l’accouchement, lui montrer que si ses douleurs sont prolongées, elles sont en revanche peu intenses. Lorsque la dilatation est déjà un peu avancée, il est parfois utile de rompre les membranes; mais c’est un moyen dont il faut user avec prudence: car loin d’accélérer le travail, celui-ci peut en être retardé.
On a abandonné complètement V ergot de seigle et même l’électricité; le seul traitement efficace consiste à employer les injections vaginales avec de l’eau antiseptique à 48 degrés. Les injections ainsi pratiquées, alors que la femme est en travail, excitent les contractions utérines, en augmentent l’intensité et la fréquence.
Dans certains cas, où la dilatation reste trop stationnaire et où l’enfant commence à souffrir, on peut employer le ballon de Champetier ou l’écarteur de Tarnier.
Des anomalies de l’effort. — Pendant toute la période de dilatation, la femme n’a pas à intervenir et ne doit pas intervenir volontairement par l’effort; la dilatation progresse d’une manière réflexe par suite des contractions utérines.
Parfois la tête est trop profondément engagée avant que la dilatation ne soit complète, la pression qu’elle exerce sur le bassin mou incite