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DE L'ACCOUCHEMENT DANS LES CAS DE FIBROMES

muscle utérin ou même à la surface externe de l’utérus gêne, empêche l’ctccommodation du fœtus; aussi observe-t-on plus fréquemment que dans les utérus normaux des présentations autres que celles du sommet. Le fœtus, par, suite de sa non-accommodation, peut même conserver une mobilité assez grande qui facilite des mutations de présentations au cours de la grossesse et même au début du travail. Sur 507 observations réunies par Lefour, 55 fois le fœtus s’est présenté par le sommet, soit 50,98 pour 100, 55 fois par le siège, soit 52,55 pour 100, et 17 fois par le tronc, soit 16,66 pour 100. Cette statistique exagère certainement la fréquence relative des présentations autres que celle du sommet.

De l’accouchement dans les cas de fibromes. — Le travail est différemment influencé par la présence de bbromes.

Lorsque ceux-ci siègent nu fond de ï utérus, dans la zone supérieure de Lutérus, leur action est peu marquée; les contractions utérines sont un peu moins énergiques, un peu moins efficaces, mais l’allure du travail est peu modifiée, sauf dans quelques cas où l’inertie utérine est telle qu’il faut recourir au forceps dès que la dilatation est suffisante.

Les difficultés augmentent lorsque le ou les fibromes, plus ou moins volumineux, siègent au niveau du segment inférieur : la présence de la tumeur empêche la partie fœtale de se bien engager, de bien appuyer sur le segment inférieur et par suite sur le col : d’où la lenteur des périodes d’effacement et de dilatation, d’où également la fréquence des contractions irrégulières, de la rigidité du col et de la longueur du travail. Ce qui facilite l’accouchement dans ces cas compliqués, ce sont les phénomènes ài assouplissement, de réduction, et en même temps les déplacements que l’on observe du côté de la tumeur.

Les fibromes, pressés par la partie fœtale, subissent, dans les derniers jours de la grossesse et pendant le travail, des phénomènes d’imbibition, de ramollissement qui leur permettent de se laminer, de s’aplatir; de plus, au moment du travail, sous l’influence des contractions utérines, la tumeur fibreuse tend à se déplacer, subit un mouvement ascensionnel qui permet à la partie fœ.tale de descendre, de s’engager, quelquefois aux dépens de quelques lésions (contusions, fêlures, ou même fractures du crâne).

Dans certains cas, heureusement rares, la réduction de la tumeur n’est pas suffisante pour laisser passer le fœtus, et ce n’est qu’au prix d’une opération mutilatrice qu’on peut l’extraire; l’accouchement peut même être impossible par les voies naturelles et il y a nécessité de pratiquer l’opération césarienne ou celle de Porro, ou mieux encore l’hystérectomie abdominale totale.

Les tumeurs fibreuses créent parfois un obstacle à l’accouchement par un autre mécanisme ; par exemple lorsqu’un fibrome sous-péritonéal, même implanté sur une région assez élevée de l’utérus, présente un long pédicule, s’il descend dans l’un des culs-de-sac, en particulier dans le cul-de-sac de Douglas, il forme une tumeur juxta-utérine qui remplit l’excavation et qui empêche le segment inférieur de s’y développer et le fœtus de s’accommoder; pour que l’accouchement soit possible, si la tumeur est volumineuse, il faut qu’elle puisse être refoulée hors de l’excavation.

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