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DIAGNOSTIC DES KYSTES DE L'OVAIRE

la tiimçur kystique, ce qui permet à l’utérus de s’abaisser. Dans les cas où la tumeur est d’emblée intra-pelvienne et immobile, on est parfois obligé de pratiquer la délivrance artificielle.

Suites de couches. — Les suites de couches présentent une physionomie différente, suivant que l’accouchement a été spontané ou non, et surtout suivant le traumatisme qui en est résulté pour le kyste de l’ovaire. C’est ainsi que l’on peut observer la torsion du pédicule, la gangrène, la suppuration, des dégénérescences ou l’augmentation rapide de la tumeur et sa rupture.

Il est à noter que, chez certaines femmes, le kyste de l’ovaire que l’on reconnaît seulement au moment de l’accouchement prend rapidement un volume considérable pendant les quelques mois qui suivent.

Diagnostic. — Nous avons déjà vu, à propos du diagnostic de la grossesse (p. 202), que les kystes de l’ovaire pouvaient prêter à confusion : on les différencie cependant en se basant sur la persistance des règles, qui sont plus ou moins régulières, sur la consistance de la tumeur, qui est fluctuante, et surtout d’après le toucher et le palper combinés, qui permettent de reconnaître, à côté de la tumeur formée par le kyste, l’utérus ayant un petit volume et plus ou moins dévié. Cette exploration a permis à Lepage d’établir assez rapidement le diagnostic de kyste de l’ovaire chez une femme qui, accouchée depuis six mois, allaitant son enfant, n’était pas réglée, et voyait cependant son ventre prendre un développement assez rapide. D'une manière générale le diagnostic de kyste de l’ovaire chez une femme enceinte est d’autant plus difficile que la grossesse est plus avancée; les deux tumeurs sont alors volumineuses, à l’étroit dans la cavité abdominale, et c’est à peine si l’on constate entre elles un sillon de séparation.

Le diagnostic est réellement difficile entre le kyste de l’ovaire et V hydramnios : lorsqu’on examine la femme à une époque où l’abdomen est très distendu, et lorsque cette distension empêche de percevoir les signes de certitude de la grossesse, il peut devenir nécessaire de pratiquer une ponction qui a le double avantage d’éclairer le diagnostic et de servir de traitement palliatif. Tillaux, Pinard et Lepage, etc., en ont rapporté deux observations intéressantes ( Voyez : Diagnostic de l’hydramnios) .

La question du diagnostic de kyste coïncidant avec la grossesse se pose parfois d’une autre manière : une femme est enceinte, mais son abdomen présente un développement tel qu’il existe certainement une complication. 11 faut en pareil cas reconnaître tout d’abord qu’il y a dans l’abdomen deux tumeurs distinctes, ce qui est généralement facile en raison des contractions intermittentes dont l’utérus est le siège. La consistance particulière de l’organe gestateur à ce moment suffit à le différencier de la tumeur du voisinage. Quant à déterminer la nature de celle-ci, nous ne pouvons entrer dans les détails qui permettent de la différencier des corps fibreux pédiculés, des tumeurs du foie, de la rate, etc.

Il va sans dire qu’avant de poser ce diagnostic on aura soin de vider au préalable la vessie afin de ne pas prendre pour une tumeur ce réservoir distendu par l’urine.

PRLCIS d’ OBSTÉTRIQUE. 6^

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