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PROCEDE DE KRAUSE

col et pénètre ainsi peu à peu à travers l’orilice interne, dans le segment inférieur du col. Lorsqu’on emploie une sonde, on est quelquefois obligé de se servir d’un mandrin qu’on retire lorsque la sonde a bien pénétré dans le canal cervical ; mieux vaut se servir d’une bougie pleine.

Kufferath (de Bruxelles) a préconisé* un procédé qui consiste à faire une irrigation intra-utérine, immédiatement au-dessus de l’orifice interne du col, dans le segment inférieur, entre l’œuf et les parois de l’utérus. Il se sert d’un appareil à injection avec un tube de caoutchouc sur lequel s’adapte une canule en verre, en forme d’S, ayant de 1/2 à 3/4 de centimètre de diamètre et égale dans toute sa longueur. Pendant une journée on donne à la femme plusieurs douches vaginales tièdes ; le lendemain on provoque l’accouchement à l’aide des injections intra-utérines. La femme est mise dans la situation obstétricale; le col étant ramené avec un doigt vers le centre du bassin, on introduit la canule de la main droite : l’orifice externe franchi, on pousse la canule à travers le canal cervical jusqu’à l’orifice interne qu’il ne faut pas dépasser; la canule placée, on commence l’irrigation. On a eu soin de faire couler le liquide pendant l’introduction — afin d’éviter la pénétration de l’air. Le liquide, injecté dans le segment inférieur provoque le décollement des membranes lorsque la pression augmente, le liquide s’écoule au dehors. Si le reflux se fait facilement, on fait ainsi passer 1 ou 2 litres de liquide; si le reflux n’a pas lieu, on retire la canule pour laisser s’écouler le liquide en excès. D’après Kufferath — qui ne rapporte pas les observations à l’appui — cette méthode serait inoffensive et efficace; les douleurs surviennent au bout de 2, 0 ou 6 heures après l’injection; lorsqu’elles sont peu marquées, on répète les injections trois ou quatre fois pendant les 24 heures.

Ces injections, pratiquées entre l’œuf et la surface interne de l’utérus, ne sont pas sans danger, surtout lorsqu’elles sont faites avec de la glycérine, suivant la méthode de Pelzer. Divers accidents ont été notés, en particulier par PfannenstreP qui a constaté chez deux femmes de la congestion rénale et de l’hémoglobinurie.

Lorsque cette bougie a pénétré d’une quinzaine de centimètres dans l’utérus, on l’arrête, on la laisse à demeure et elle tient en place à la seule condition que la femme reste dans le décubitus dorsal. — H y a deux accidents qu’on peut observer au cours de l’introduction, ce sont :

1“ La rupture des membranes, qui n’a pas ici un grand inconvénient, puisqu’elle ne peut qu’accélérer la production du travail.

2“ V hémorragie due au décollement du placenta ; elle peut êti e abondante ; il faut alors retirer la sonde et la faire pénétrer dans une autre direction. Si l’hémorragie persiste abondante, on est autorisé à rompre les membranes : ce qui suffit le plus souvent pour que le sang s’arrête.

Bibemont-Dessaignes a vu, dans un cas, la sonde, maniée par un chef de clinique, perforer cependant le placenta (fig. 449).

Les contractions utérines surviennent parfois quelques heures après l’in-

* Congrès d'obstétrique de Bordeaux, 8 août 1895.

• Cciitralb f Gynæk., n* 4, 1894.

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