‹ Précis d'obstétriqueChapitre 547 sur 713 · ÉCARTEUR UTÉRIN DE TARNIER · texte numérisé non relu

ÉCARTEUR UTÉRIN DE TARNIER

nœuvre de ia licelle. On inliodnit la pince montée dans la cavité utérine; une fois en place, on désarticule la pince et on enlève la branche supérieure; on injecte alors 150 grammes de liquide environ, puis on retire la seconde branche. A ce moment-là, maintenant d’une main le tube de caoutchouc près de la vulve, on exerce de l’autre des tractions sur la ficelle, jusqu’à ce qu’on ait aperçu le tiret noir. Ayant donné ainsi au ballon sa forme définitive, on le distend complètement en complétant l’injection. Enfin on pose une ligature très serrée sur le tout.

5“ Écarteur utérin de Tarnier. — Cet instrument, imaginé par Tarnieren 1888, est surtout employé pour hâter la dilatation du col dans certains cas

de rigidité, ou lorsque, comme dans les viciations pelviennes, la partie fœtale n’appuie pas d’une manière suffisante sur l’orifice utérin. Après l’avoir expérimenté à la Maternité avec le concours de Mme Henry, Tarnier l’a employé un certain nombre de fois, non seulement pour accélérer, mais pour provoquer le travail; c’est pourquoi nous décrivons ici cet instrument, bien qu’à notre avis son emploi soit plutôt indiqué pendant le travail. Bonnaire* a publié sur cet instrument un travail auquel nous ferons de nombreux emprunts.

Lnstrument. — L’écarteur Tarnier (fig.

457; se compose de trois tiges métalliques destinées à s’articuler entre elles, lorsqu’elles ont été mises en place au niveau du col de l’utérus ; le plus habituellement, on ne se sert que de deux branches ; chacune des branches a une longueur totale de 35 cent. 1/2, elles sont coudées à angle très obtus en leur milieu : par le sommet mousse de ce coude, elles s’adossent l’une à l’autre et s’articulent à ce niveau par emboîtement. A cet effet, l’une des branches est munie s’introduit à frottement doux dans une mortaise de calibre correspondant qui est forée dans l’épaisseur de la branche opposée ; le pivot et la mortaise sont perforés sur le plat, de manière à fournir un point d’implantation articulaire à la troisième branche.

Lorsque les deux branches sont articulées, elles forment, de chaque côté de leur point de jonction, deux bras de levier de longueur à peu près égale; de telle sorte que, lorsque deux extrémités homologues se rapprochent, les

* Progrès médical, 5 avril 1890. — L’écarleur utérin Tarnier. Archives de locologie eide gynécologie. 1891.

d’un pivot aplati, horizontal, qui

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