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NERFS DE L’UTÉRUS

Elles sont tapissées par de l’épithélium cylindrique à cils vibratiles. Pour plusieurs auteurs, les cavités glandulaires décrites dans la muqueuse ne sont pas de véritables glandes, mais de simples dépressions de la couche épithéliale destinées à régénérer cet épithélium lorsqu’il est tombé api'ès chaque époque menstruelle.

Cette portion de la muqueuse subit des modifications profondes, avant, pendant et après la période menstruelle (voy. Menstruation, p. 55).

Muqueuse du col. - — La muqueuse de la cavité cervicale ne subit, au contraire, aucune modification importante pendant cette même période. Elle diffère d’ailleurs complètement de la précédente : elle est plus blanche et do consistance plus ferme. Le changement se fait au niveau de l’orifice interne. Le bord libre des plis de l’arbre de vie est seul revêtu d’un épithélium à cils vibratiles. Les sillons qui séparent les plis de l’arbre de vie, les anfractuosités situées entre eux, portent un épithélium caliciforme (deSinéty) qui, en outre, tapisse la cavité des glandes du col. Celles-ci sont des glandes en grappe. Elles sécrètent un liquide épais, glaireux, presque gélatiniformo, abondant déjà chez les fœtus. Leur oblitération fréquente donne naissance à de petits kystes connus sous le nom d’œufs de Naboth. 1 1

A l’orifice externe, les caractères de la muqueuse se modifienti Le museau de tanche est en effet recouvert d’un épithélium pavimenteux stratifié. Le derme présente de nombreuses papilles; il est moins riche en cellules que le derme de la muqueuse du corps. De Sinéty n’a pas rencontré de glandes dans la muqueuse du museau de tanche.

Il est difficile de bien comprendre la disposition des vaisseaux artériels et veineux de l’utérus sans connaître la disposition des moyens de fixité de l’utérus et en particulier des ligaments larges. Voyons de suite quelle est V innervation de l’utérus; nous étudierons ensuite son développement (p. 37), ses moyens de fixité (p. 37) et ses vaisseaux (p. 46).

Nerfs. — Les nerfs de l’utérus viennent de la moelle par les troisième et quatrième nerfs sacrés, et du sympathique par les plexus utérins, qui sont constitués eux-mêmes par des branches du plexus hypogastrique.

Avant de pénétrer dans l’utérus, ces nerfs se réunissent presque tous sur les côtés du col en une masse nerveuse {ganglion cervical de Frankenhauser)-, quelques-uns pénètrent directement dans l’utérus. On a beaucoup discuté sur la nature de ce ganglion de Frankenhauser : quelques-uns le considérant comme un plexus nerveux, d’autres comme un ganglion nerveux unique. Il est définitivement admis aujourd’hui, d’après les travaux de Jastrebow et de Frankenhauser lui-même, que cette masse nerveuse n’est point un ganglion, mais un lacis nerveux.

Les filets nerveux forment trois réseaux : l“un réseau sous-péritonéal peu important; 2“ un réseau qui se rend à la couche musculaire et qui est très développé : les fibres nerveuses s’y terminent comme dans les muscles à fibres lisses ; 3“ un réseau qui se rend à la muqueuse et dont les fibres se terminent (d’après Patenko) les unes dans les culs-de-sac glandulaires, les autres dans la muqueuse elle-même.

Les nerfs de l’utérus s’anastomosent avec les nerfs des organes voisins.

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