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MOYENS DE FIXITÉ DE L'UTLRUS

Au point de vue physiologique, on peut attribuer aux nerfs de l’utérus quatre fonctions :

1“ Action glandulaire (nerfs sécrétoires);

2® Action trophique (nerfs vaso-moteurs). Il est facile de montrer l’action de ces nerfs qui proviennent du grand sympathique : si on l’excite, l’utérus pâlit; si on le coupe, l’utérus se congestionne;

5® Action sensitive;

4® Action motrice, qui n’est pas sous l’influence de la volonté.

La présence des nerfs dans le col a été contestée ; il est démontré que les nerfs y sont nombreux.

D’après Rôhrig, lesfdets provenant du sympathique ainsi que les branches antérieures des nerfs sacrés servent à conduire les mouvements.

Les nerfs sacrés naîtraient au niveau des 5® et 4® vertèbres lombaires ; les fdets venus du sympathique naîtraient au niveau de la 10® vertèbre dorsale.

Développement de l’utérus. — L’utérus se développe aux dépens des deux canaux de Millier. D’abord isolés, ceux-ci, vers le deuxième mois de la vie embryonnaire, se soudent dans toute la partie située au-dessous du ligament rond. Ce dernier établit ainsi la limite entre l’utérus et la trompe. La fusion se fait de bas en haut, et, par conséquent, s’opère d’abord au niveau de la partie supérieure du vagin. La cloison qui résulte de l’accolement des deux canaux disparaît ensuite et progressivement de bas en haut. Sur un utérus d’un enfant né à terme, on voit que le col de l’utérus est aussi long que son corps.

Les vices de conformation de Vutérus sont toujours le résultat d’un arrêt de développement qui frappe l’utérus pendant la vie embryonnaire ou fœtale .

Moyens de fixité de l’utérus. — L’utérus à l’état de vacuité est maintenu dans sa situation physiologique par des ligaments multiples. Ce sont : 1® les ligaments larges -, 2® les ligaments ronds; 5® les ligaments dits utéro-sacrés ; 4® les ligaments vésico-utérins. Lorsque l’utérus gravide se développe, s’hypertrophie, ces ligaments subissent des modifications analogues.

1® Ligaments larges. — Ce sont deux lames péritonéales qui s’étendent des bords de l’utérus aux parois de l’excavation pelvienne, la divisant ainsi en deux cavités distinctes.

De forme quadrilatère, ils ont été comparés aux ailes déployées d’une chauve-souris.

D’après la plupart des anatomistes, la direction de ces ligaments est presque verticale lorsque la femme est debout, horizontale lorsqu’elle est couchée; pour Vallin, les ligaments ne sont ni verticaux, ni transversaux, si on les examine sur une femme debout, ils sont presque horizontaux, obliquement dirigés d’avant en arrière. Ils forment grossièrement un croissant dont le bord inféro-postérieur est convexe et moulé sur le plancher pelvien, un bord concave libre tourné en avant et en haut.

Des deux feuillets péritonéaux qui par leur adossement constituent les ligaments larges, V antérieur descend moins bas que le postérieur par suite de la réflexion du péritoine au niveau de l’isthme de l’utérus; en arrière, le

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