LIGAMENTS LARGES
feuillet descend jusqu’à hauteur du vagin. Les deux faces présentent des rapports yariables suivant l’état de réplétion de la vessie ; elles sont généralement en contact avec les anses de l’intestin grêle.
Le bord externe est dédoublé dans sa partie inférieure pour livrer passage au ligament rond; il est en rapport avec l’aponévrose de l’obturateur appliqué sur le bassin et se continue avec le péritoine pelvien.
Le bord interne prend la configuration du bord externe de l’utérus; en réalité, il n’y a pas de bord interne puisque l’utérus est contenu dans un dédoublement du ligament large et que les deux feuillets de ce ligament se continuent en avant et en arrière de l’utérus sans solution de continuité.
Le bord inférieur, auquel on donne plus volontiers le nom de base du ligament large, est en rapport avec l’aponévrose périnéale supérieure ; à ce niveau, les deux feuillets s’éloignent l’un de l’autre (fig. 23) pour se conti nuer avec le péritoine pelvien; il renferme l’uretère, les vaisseaux utérins enveloppés dans leur gaine fibreuse, du tissu cellulo- graisseux qui se continue avec celui qui enveloppe le col utérin.
Le bord supérieur est libre et constitué par la réflexion du feuillet antérieur en feuillet postérieur; d’après Cbarpy, il faudrait ne désigner comme bord supérieur que le repli libre qui enveloppe la trompe et non point toute la partie flottante du ligament (fig. 21, T).
Nous nous conformons cependant à l’usage en considérant comme bord supérieur toute cette région du ligament large qui forme des replis ou ailerons qui contiennent des organes importants (fig. 21). aileron antérieur est un repli, généralement peu marqué, qui entoure le ligament rond; le supérieur est une lame triangulaire qui s’étend de l’ovaire à Yaileron de la trompe pour envelopper celle-ci [méso-salpinx] . V aileron postérieur, le plus court, entoure le ligament de l’ovaire et le hile de cet organe, mais ne recouvre pas la glande.
Structure. — Les ligaments larges sont constitués par des replis du péritoine contenant des fibres musculaires, une couche cellulo-adipeuse, des vaisseaux, des nerfs et des organes embryonnaires.
Le péritoine, mince au niveau du méso-salpinx, est épais dans le reste de son étendue : dans sa partie inférieure, il est doublé d’une membrane fibreuse, fenêtrée, à faisceaux connectifs épais et résistants, étendue transversalement de l’utérus au bassin. Dans sa partie supérieure, le péritoine des ligaments larges est doublé par une couche de fibres musculaires lisses, rougeâtres, qui ne se voient bien que chez les grands mammifères ou chez la femme pendant la grossesse. On les voit surtout au niveau de la base de l’aileron supérieur, autour de la trompe, au niveau du bile de l’ovaire et tout le long de l’utérus, avec les fibres duquel elles se continuent.
Sous le péritoine, ainsi doublé de fibres musculaires, se trouve une couche cellulo-adipeuse dans laquelle cheminent tes vaisseaux, les cordons musculaires, la trompe. Cette couche s’épaissit de haut en bas et devient épaisse à la base du ligament large; elle est traversée à ce niveau par une masse dense qui englobe les vaisseaux utéro-vaginaux et que Cbarpy décrit sous le nom de lame fibro-vasculaire ou gaine des vaisseaux.