DES DIFFICULTES DE LA VERSION
pour faire évoluer le fœtus, il ne faut sous aucun prétexte essayer de refouler la tète de bas en haut par des manœuvres externes ; il est préférable d’aller à la recherche du second pied (Pinard).
Difficultés du 3*= temps. — Nous avons déjà vu, pages 471 et suivantes, quelques-unes de ces difficultés telles que la déflexion d’un ou des deux bras, l’arrêt produit par Vorifice utérin rétracté sur la tète qui peut en outre être retenue dans l’excavation par défaut de rotation. Nous avons indiqué en même temps quelle était la conduite à tenir dans ces différents cas.
11 nous reste à parler de deux incidents relatifs à l’extraction du fœtus. Dans certains cas, au lieu d’abaisser le pied antérieur, on a abaissé le pied postérieur, le mauvais pied ; on peut alors tenter d’abaisser le pied antérieur et exercer sur lui des tractions; mais on peut se contenter de tirer sur le pied primitivement saisi en transformant ce pied postérieur en pied antérieur.
Deux voies sont alors ouvertes : supposons que le pied abaissé appartienne à un membre inférieur dont la hanche soit en rapport avec la symphyse sacro-iliaque droite; on peut ramener cette hanche au niveau de l’éminence ilio-pectinée droite, en lui faisant décrire les deux tiers d’un demi-cercle d’arrière en avant et de droite à gauche. Par un chemin plus long, on peut ramener cette hanche au niveau de l’éminence ilio-pectinée gauche en lui faisant décrire une demi-circonférence de droite à gauche, et d’arrière en avant.
Les recherches expérimentales de Farabeuf et Varnicr sont venues confirmer un fait d’observation; en effet, lorsque la rotation se fait spontanément, elle a lieu habituellement par le chemin le plus long, c’est donc ainsi — par le chemin le plus long — qu’il faut faire évoluer la cuisse postérieure pour la ramener en avant.
Une seconde difficulté consiste dans Vaimêt de la tête au niveau du détroit supérieur rétréci : le mécanisme que nous avons indiqué pour le passage spontané do la tête (page 913) en pareil cas nous permet d’exposer brièvement la manœuvre dite de Champetier de Ribes, qui consiste à faire franchir l’obstacle à la tête dernière.
P'' Temps. — Supposons que la tête soit retenue en position gauche, variété transversale, l’opérateur introduit la main gauche, c’est-à-dire celle dont la paume regarde la face antérieure du fœtus, puis va à la recherche de la bouche et prend un point d’appui solide avec l’index et le médius, sur le maxillaire inférieur ; les doigts ainsi introduits cherchent à entraîner un peu le menton en arrière, puis à fléchir la tête.
2® Temps. — La main droite est introduite au-dessus des épaules du lœtus de manière à enserrer le cou entre l’index et le médius. L’opérateur cherche alors à refouler la tête le plus possible dans la partie gauche du détroit de manière qu’aux diamètres qui se trouvent au niveau du rétrécissement se substituent des diamètres plus petits (diamètres temporaux au lieu de diamètres pariétaux), puis il cherche en même temps à incliner un peu la tête de manière à engager d’abord la bosse pariétale postérieure
5® Temps. — Un ou deux aides sont utiles pour le reste de la manœuvre;