DES DTFFICUETÉS DE FA VERSION
l’aide principal est à genoii.v sur le lit et, à l’aide de ses deux mains, il cherche d’une part à relbuler le front de droite à gauche et à appuyer fortement de haut en has sur la tête fœtale pour lui faire franchir l’obstacle ; l’autre aide tient un membre inférieur dans chaque main et va exercer au besoin des tractions sur les membres inférieurs lorsque l’opérateur, ayant les mains placées comme nous l’avons indiqué, tirera directement sur la tête et sur les épaules; toutes ces tractions doivent être synergiques.
Lorsqu’il n’y a pas trop de disproportion entre le volume de la tête et le rétrécissement du bassin, la bosse pariétale antérieure s’abaisse tout d’un coup. L’opérateur ressent un ressaut caractéristique, l’obstacle est franchi; la tête étant en transversale dans l’excavation, il reste à terminer son extraction par la manœuvre de Mauriccau.
Si la tête est trop volumineuse, il n’y a guère d’autre ressource que d’en réduire le volume pour éviter des pressions plus ou moins dangereuses sur les organes maternels.
Pronostic. — Le pronostic de la version par manœuvres internes diffère absolument pour la mère et pour le fœtus, suivant l’indication qui conduit à cette intervention, suivant la manière dont elle est pratiquée et les circonstances dans lesquelles elle est faite.
Le pronostic pour la mère est essentiellement favorable si l’on observe avec soin les règles de l’antisepsie et si l’on ne pratique pas l’intervention alors qu’elle est presque contre-indiquée par la rétraction de l’utérus ou bien par une dilatation insuffisante. Dans ce dernier cas, si l’on veut rapidement extraire le fœtus, on produit des déchirures du col dont le pronostic est variable suivant leur étendue.
Le pronostic pour le fœtus est favorable, si celui-ci n’a pas été atteint dans sa vitalité soit par une procidence du cordon, soit par un travail prolongé, et s’il n’y a pas d’obstacle provenant du bassin et des parties molles lors de son extraction. Dans les rétrécissements du bassin les meillcuies statistiques donnent une mortalité d’environ 50 pour 100.
Le pronostic pour le fœtus varie encore suivant la manière dont l’opération est pratiquée; c’est ainsi que, lorsqu’on opère avec trop de rapidité ou de brutalité, on peut produire des fractures des membres supérieurs, des fractures de la clavicule, des paralysies par tiraillements du plexus brachial et des lésions plus ou moins graves de la boîte crânienne (dépressions, enfoncements, fêlures, fractures, etc.). On a noté également des épanchements sanguins plus ou moins considérables siégeant dans les muscles (en particulier au niveau du sterno-mastoïdien), le tissu cellulaire, les grandes cavités séreuses, les viscères abdominaux, etc. ; la colonne vertébrale est parfois fracturée au niveau de la région cervicale. La mâchoire inférieure peut être fracturée ou séparée en deux au niveau de la symphyse qui unit les deux moitiés du maxillaire. Citons enfin une complication signalée par Jacquemier, puis par Sclirœder, la disjonction de l’occipital entre sa portion écailleuse et sa portion basilaire.