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LIGAMENTS LARGES

tn effet, sur les bords de l’utérus et du vagin, les vaisseaux prennent un grand développement et se disposent en une masse triangulaire allongée dont la base répond à la longueur du bord utéro-vaginal. Cette masse est enveloppée dans un feuillet fibreux, dépendant de l’aponévrose périnéale et qui est recouvert sur sa face profonde de fibres musculaires qui vont se continuer avec les fibres superficielles du vagin et de l’utérus.

Sur les bords latéraux de l’utérus se trouvent quelques ganglions nerveux de Lee et Remak ; on y trouve aussi des noyaux lymphatiques, des amas de vaisseaux lymphatiques (Poirier).

La disposition du tissu cellulaire, dans les ligaments larges, est la suivante : dans l’aileron supérieur existe, au-dessous de la trompe, une mince couche cellulaire qui renferme les vaisseaux; au niveau de la bifurcation de

Fig 21. — Face postérieure d’uu utérus de nouveau-né (d’après naturej.

U, Corps de Vuténis. I, Isthme de Vutérus. CSV, Portion sus-vaginale du col. CV, Portion vaginale du col. M, Mucus qui sort de l'orifice externe. Va, Coupe de la paroi vaginale. LL, Ligaments larges. 0, Ovaire. T, Trompes.

l’aileron supérieur et de l’aileron postérieur se trouve une couche cellulaire qui remonte dans chaque aileron. Mais c’est surtout au niveau de la base du ligament large que se trouve un espace cellulaire étendu qui pousse des pro longenients en différents sens; cet espace est limité en haut par l’aileron supérieur, en bas par l’aponévrose périnéale, en dedans par le corps de l’utérus : au niveau du col, en effet, il y a « une atmosphère celluleuse communiquant d’un côté à l’autre : de là les prolongements antérieurs et postérieurs des phlegmons qui prennent le col en croissant » (Charpy).

Vaisseaux et nerfs. — Ce sont ceux qui se rendent à l’utérus et aux organes contenus dans le ligament large.

Organes embryonnaires. — Les ligaments renferment aussi des organes rudimentaires, vestiges de la vie fœtale : ce sont le corps de Rosenmülleri le canal de Gartner et Vhydatide de Morgagni.

ligaments ronds.

A. Le corps de Rosemnidler est une partie du corps de AVolff atrophié ; il est surtout visible par transparence chez le nouvcaii-nc, mais cependant persiste toute la vie (fig. 22). Il est situé dans l’aileron moyen du ligament large, entre l’ovaire et la trompe; il a une hauteur de 15 à 18 millimètres chez le fœtus à terme, et a la forme d’un triangle, dont la base est parallèle à la trompe et dont la pointe semble se perdre vers l’extrémité externe de l’ovaire. Il se compose de 15 à 20 canalicules fins, terminés en culs-de-sac arrondis qui montent en replis flexueux pour s’aboucher sur un canal commun dirigé transversalement et parallèle à la trompe.

Les parois des tubes de Rosenmüller sont constituées par une enveloppe fibreuse, tapissée par un épithélium à cils vibratiles; le canal collecteur présente le même épithélium et contient un liquide transparent.

B. Chez l’embryon, le canal collecteur de Rosenmüller se prolonge en dedans; ce canal persiste chez certains animaux. Ainsi, d’après Gartner, chez la vache, la truie, il existe de longs conduits, contenant du liquide, logés dans les parties latérales de l’utérus et du vagin; ils s’ouvrent en bas à la vulve par un orifice voisin du méat urinaire. Chez la femme, ces con duits disparaissent complètement, ou du moins on en retrouve seulement des vestiges chez un tiers des sujets adultes, sous forme de canal ou simplement de cordon musculaire [conduit de Gartner).

C. Vhydatide ou vésicule de Morgagni est pédiculée, attachée au bord libre du méso-salpinx, et pend dans la cavité péritonéale. Son pédicule est plein et d’une longueur variant de quelques millimètres à plusieurs centimètres.

La vésicule contient un liquide transparent ; sa paroi est tapissée d’un épithélium cylindrique. Cette hydatide a été considérée, soit comme l’extrémité du canal de Müller, soit comme un reste du rein primitif.

Usages. — Les ligaments larges sont les plus importants parmi les moyens de fixité de l’utérus; ils maintiennent l’utérus de telle sorte qu’il ne peut guère basculer en avant et en arrière, et encore moins de droite à gauche ou inversement. Cependant, lorsque l’utérus se trouve refoulé en avant ou en arrière par le jeu des organes voisins, les ligaments larges cèdent un peu; mais, dès que la cause du déplacement cesse d’agir, en raison de leur élasticité, les ligaments larges ramènent l’utérus à sa situation première.

2® Ligaments ronds. — Ils s’insèrent, un peu au-dessous de la trompe, à l’union de la face antérieure et du bord latéral de l’utérus ; ils cheminent dans l’épaisseur de l’aileron antérieur du ligament large, passent sous le péritoine dans le grand bassin et, après avoir décrit une courbe qui embrasse celle de l’artère épigastrique, pénètrent dans le canal inguinal.

Les fibres de ce ligament adhèrent à la partie inférieure de ce canal, s’insèrent partiellement au pubis et vont se terminer dans les grandes lèvres après avoir traversé l’orifice inguinal externe. Quelques-unes se rendent à la face antérieure de la symphyse et à l’aponévrose du pectiné. Chez le fœtus, la partie du péritoine qui enveloppe le ligament rond l’accompagne dans le canal inguinal : c’est le canal de Nuck, dont l’existence

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