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NOTIONS THÉORIQUES SUR LE MÉCANISME DU FORCEPS

La tige métallique verticale s’articule avec un manche horizontal arrondi sur laquelle s’applique la main de l’opérateur pour exercer les tractions.

Notions théoriques sur le mécanisme du forceps. — Le lorceps est destiné à s’appliquer sur la tête fœlale, à la saisir, de manière à l’entraîner hors les organes génitaux; c’est un instrument qui joue un rôle multiple. Il faut donc l’étudier successivement : 1“ comme agent de préhension', 2“ comme agent de traction.

11 est un autre rôle que joue le forceps et dont on a exagéré l’importance; il agit comme ocytocique par le contact de ses cuillers avec les parties maternelles, en particulier avec la face interne de l’oi ifice utérin. Chez une femme qui, après une période d’expulsion plus ou moins longue, n’a plus que des contractions utérines très espacées et très faibles, il suffit parfois que l’une des cuillers soit introduite pour que les contractions se réveillent et viennent aider aux tractions qui vont être faites sur le forceps.

1" Forceps agent de préhension. — Les deux branches du forceps doivent être placées de telle sorte que la tête saisie entre les deux cuillers soit solidement prise, sans que toutefois la compression exercée sur elle puisse être nuisible.

Ce n’est que depuis quelques années que l’on a insisté sur la nécessité de faire une prise régulière de la tête. Pinard a montré que quelle que soit la situation de la tête, quelle que soit la hauteur de la filière pelvi-génitale, elle devait et pouvait être saisie régulièrement. Farabeuf et Varnier ont précisé' ce qu’il fallait entendre par application régulière : ils comparent la tête fœtale à un ovoïde dont les deux pôles sont le menton et l’occiput; l’axe des deux pôles étant le plus grand diamètre de la tête doit être amené en long; il faut donc que le forceps saisisse l’ovoïde en long. De plus il Lut que les cuillers soient appliquées sur deux régions diamétralement opposées; enfin « il faut saisir l’ovoïde au delà de son ventre ou équateur, afin qu’au moment des tractions les becs des cuillers, appuyés sur l’hémisphère supérieur, ne puissent glisser ».

Farabeuf et Varnier font remarquer que sur l’ovoïde fœtal, comme sur le globe terrestre, on peut considérer plusieurs méridiens, c’est-à-dire des plans de section passant par les deux pôles ; il en est deux principaux, qui se coupent à angle droit. L’un coupe la tête fœtale en deux moitiés, suivant la suture sagittale, le nez, le menton, le trou occipital; c’est le méridien sagittal ou méridien médian. L’autre, perpendiculaire au premier, passe en avant et au-dessus de l’oreille, coupe la saillie zygomatique ou jugale et la bosse pariétale : c’est le méY\à\en jugo-pariétal ou méridien latéral. Retenons bien ces deux expressions de méridien sagittal et de méridien latéral : elles reviendront à chaque instant dans la description du manuel opératoire du forceps.

Farabeuf et Varnier montrent combien est défectueuse la prise suivant le méridien sagittal, une branche au voisinage de la fontanelle antérieure, l’autre placée sur la région occipitale, et combien au contraire est préférable

* introduction à l'étude clinique et à la pratique des accouchements, p. 280 et suivantes.

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