‹ Précis d'obstétriqueChapitre 587 sur 713 · AI>1>I,!CATI0>' 1>E FORCEPS AU DÉTROIT SUPÉRIEUR · texte numérisé non relu

AI>1>I,!CATI0>' 1>E FORCEPS AU DÉTROIT SUPÉRIEUR

ceps régulière par rapport au bassin est facile à exécuter, mais elle donne une prise mauvaise qui facilite le dérapemcnt; de plus, les pressions exercées sur les diamètres antéro-postérieurs de la tête tendent à accroître les diamètres transverses de la tête en rapport avec le diamètre rétréci du bassin.

La saisie oblique de la tête est déjà d’une exécution plus difficile et donne une prise bien irrégulière, par conséquent mauvaise au point de vue des tractions.

L’application du forceps régulière par rapport à la tête donne une prise solide, mais il faut l’avoir exécutée un certain nombre de fois sur le mannequin pour la bien faire. Farabeuf et Varnier ont fait ressortir les inconvénients et les dangers de cette application dans les rétrécissements du bassin, tout d’abord par suite de l’attitude qu’on donne au forceps : l’une des branches est en rapport avec la partie antérieure du bassin, l’autre avec la partie postérieure. La présence de cette branche dans la partie postérieure de l’excavation gêne jusqu’à un certain point l’engagement et la descente de la tête : « La branche postérieure du forceps, disent Farabeuf et Varnier*, est nuisible; c’est elle qui ponte l’excavation sacrée et qui, pendant l’engagement, se fait relever par le périnée au point de détruire le synclitisme approximatif produit au moment de la prise. On recommande avec raison de tirer en arrière; c’est facile, mais cela ne mène pas loin, car le forceps s’oppose à ce que la tête obéisse, à moins qu’il ne scie le périnée jusqu’au delà du coccyx. » De leurs expériences sur le mannequin, Farabeuf et Varnier concluaient à ce moment (1891) qu’il était préférable de se servir uniquement de la cuiller antérieure du forceps armée d’un lacs et transformée en levier.

Un peu plus tard Farabeuf a montré les dangers que courait la tête fœtale saisie par le forceps dans un bassin rétréci; les cuillers du forceps agissent alors sur la tête comme les branches d’un porte-crayon agissent sur le crayon lorsqu’on pousse l’anneau. D’après les calculs de Farabeuf, la force exercée sur la tête fœtale serait égale à la force de traction multipliée par 10, c’està-dire que la pression subie par la tête serait de 400 kilogrammes lorsque la traction est de 40 kilogrammes.

Varnier a fait ressortir, chiffres en mains, les dangers de l’application de forceps; ainsi, dans le service de Pinard, il y a eu 28 enfants morts sur 107 applications de forceps, auxquels il faut ajouter 6 enfants ayant des lésions du crâne, soit 54 sur 107. D’autres statistiques donnent une proportion de 40 à 50 pour 100 d’enfants morts; ces résultats montrent que l’application de forceps doit être abandonnée au détroit supérieur lorsque celui-ci est assfez rétréci pour nécessiter une' notable réduction des diamètres de la tête.

Est-ce à dire que l’application de forceps au détroit supérieur rétréci ne doive jamais être faite? Non, car lorsque la symphyse est sectionnée, la saisie régulière de la tête, suivant le manuel opératoire que nous avons décrit, est une bonne méthode d’extraction du fœtus. Farabeuf pense cependant que

* liUrodiiclion à l'élude clinlqiie cl à la pratique des accouchements, p. 455.

APPLICATION DE FORCEPS SUR LA FACE

le forceps dans ces conditions doit être fort avantageusement remplacé par son levier préhenseur-mensurateur. — On peut, d’autre part, avoir recours à cette application de forceps lorsque, la tête étant encore élevée dans un bassin normal, il y a indication de terminer rapidement l’accouchement : on n’a pas alors à craindre l’action réductrice de la ceinture osseuse.

Résumé des règles de l’application du forceps sur le sommet. — 11 est facile de résumer les règles de l’application de forceps pour chaque attitude de la tête. Nous avons vu que, quelle que soit la région du bassin au niveau de laquelle le forceps est appliqué, la tête doit toujours être saisie régulièrement et qu’il faut toujours commencer par introduire la cuiller postérieure.

Si l’on se rappelle, pour chacune des principales attitudes de la tête, quelle est la cuiller qui doit être placée la première, le reste de l’opération est facile.

Or, d’après ce que nous avons dit, la cuiller postérieure

, , . . 1- i Antérieure (0 P) i

dans les positions directes • j postérieure (0 S) ^ gauche

l Antérieure (0 I G A) )

dans les positions obliques \ Transversale (0 I G ï) ( est la cuiller

gauches, variétés : ) Poslérieure (réduite en ( gauche

(, transversale) /

( Antérieure (0 I D A) ]

dans les positions obliques \ Transversale (0 I D T) / est la cuiller

droites, variétés : ) Postérieure (réduite en 1 droite

(. transversale) ;

D’où l’on peut conclure qu’en réduisant les variétés postérieures de la présentaticn du sommet en variétés transversales, /’appZicafion des branches du forceps pour les positions obliques doit toujours commencer par la branche homonyme à la position ; dans les positions directes, on commence par la branche gauche.

APPLICATION DE FORCEPS SUR LA FACE

Les détails que nous avons donnés pour l’application du forceps sur le sommet nous dispensent d’entrer dans de longs développements sur l’application de forceps faite sur la face; c’est d’ailleurs une opération rare et qu’il ne faut pratiquer qu’après avoir temporisé plus longtemps encore que pour l’application de forceps sur le sommet.

Rappelons que, dans la présentation de la face [Voyez page 453), il faut de toute nécessité que le menton soit ramené sous la symphyse des pubis; de plus, il faut autant que possible faire une prise qui augmente la déflexion. Enfin, lorsque le menton, point de repère, est orienté obliquement ou directement en arrière, on essaie de transformer cette position postérieure en position transversale.

APPLICATION DE FORCEPS SUR LA FACE

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