VAISSEAUX DE L’UTÉRUS ET DU VAGIN
externes. Nous étudierons d’aLord les vaisseaux sanguins en suivant, autant que possible, la description donnée par Farabeuf à son cours de 1894, puis les vaisseaux lymphatiques.
Artères de l’utérus et du vagin. — A. Artères de FuLérus. — H y a de chaque côté de l’utérus deux artères qui nourrissent ; l’artère utéroovarienne ou ovarienne et l’artère ntéro-vaginale ou utérine.
La première descend à la rencontre de la seconde qui monte de sorte que, le long de chaque bord de l’utérus, il existe un canal artériel simple en bas, dédoublé en haut, llcxueux, entortillé, qui reçoit du sang par les deux bouts et émet un grand nombre de rameaux qui pénètrent dans l’organe. Les rameaux artériels du corps de l’utérus sont très sinueux, principalement chez les multipares ; ils sont fournis partiellement par l’artère ovarienne ou utéro-ovarienne (fig. 25,6) qui naît de l’aorte, quelquefois de l’artère rénale. L’artère utérine (fig. 25,7), branche antérieure de l’iliaque interne, descend pour se rendre au col; elle remonte ensuite et irrigue une partie du corps : c’est la principale artère de l’utérus ‘. Artère ovarienne et artère utérine s’anastomosent largement entre elles le long du bord de l’utérus : l’artère utéro-ovarienne est habituellement de plus petit diamètre que l’artère utérine.
L’artère ovarienne descend sous le péritoine qui l’emporte avec lui quand on le décolle, devant l’uretère, devant les vaisseaux iliaques qu’elle abandonne pour entrer dans le bord supérieur du ligament large, passer sous l’ovaire et se dirige vers l’angle supérieur de l’utérus. Là, elle se divise en deux branches : une supérieure destinée au fond de l’utérus ; une inférieure qui, simple ou double, descend sur les bords latéraux du corps, irrigue celui-ci et s’anastomose largement avec l’artère utérine correspondante.
Tout autre est le trajet de l’artère utérine qui naît et descend appliquée à la paroi latérale du bassin avec les autres branches et les troncs des vaisseaux hypogastriques par une aponévrose inconsistante, dite couverture ou gaine des vaisseaux pelviens et de l'uretère (fig. 25,8). Ceux-ci ne sont donc nulle part directement sous le péritoine. En s’approchant du col, l’artère utérine est bien dans le pied du ligament large séreux, mais elle y est, avec ses satellites et de la graisse, couverte comme d’une tente par un prolongement de l’aponévrose vasculaire.
Farabeuf a décrit avec soin les branches fournies à l’utérus par l’artère utérine : le col reçoit 4 ou 5 rameaux antérieurs, autant que postérieurs; de chaque côté, il en existe deux paires plus grosses qui nourrissent la portion intra-vaginale du col. Les artères du col sont longues et flexueuses; elles serpentent quelque temps avant d’entrer dans le tissu musculaire.
Les artérioles du corps, véritables vrilles, pénètrent plus tôt dans le tissu
* D’après les rcclierclies de Fredet (TJi. de Paris, 1898), l’utérus n’est vascularisé que par les deux artères utérines; ce n’est que très exceptionnellement qu’il reçoit quelques brandies de l’artère utéro-ovarienne. L'utérine est chargée également de la nutrition de la moitié interne de l’ovaire.