VAISSEAUX. DE L'UTÉRUS ET DU VAGIN
ulérin; elles sont au nombre de 8 ou 10 en avant et en nombre égal en arrière,
B. Artères du vagin. — Les artères du vagin proviennent ordinairement de plusieurs sources et présentent d’assez nombreuses variétés.
« Voici la disposition la plus simple : il existe une artère vaginale volumineuse et longue, née haut, soit directement de l’hypogastrique, soit de l’une de ses branches, l’utérine ou l’hémorrhoïdale moyenne. Cette vaginale descend derrière l’utérine et derrière l’uretère jusqu’à l’extrémité supérieure du vagin dont elle aborde le côté. Elle s’y bifurque : en branche antérieure., qui se rapproche de la vessie et distribue des rameaux à la paroi vaginale antérieure ou vésicale, et branche postérieure, qui descend devant le rectum et dessert la paroi vaginale postérieure ou rectale.
« Il est facile de comprendre que, au lieu de naître haut de l’hémorrhoïdale moyenne ou de l’utérine, la vaginale peut naître bas de l’une de ces mêmes artères; qu’elle peut manquer en apparence, chacune de ses branches naissant : l’antérieure de l’utérine, la postérieure de l’hémorrhoïdale. Alors même qu’il existe une belle et longue artère vaginale autonome, l’utérine, qui donne une artériole à la vessie, jette aussi un rameau antéro-latéral au vagin ; de même l’hémorrhoïdale moyenne donne un rameau postéro-latéral analogue. Développez ces rameaux et vous réalisez les vaisseaux supplémentaires qu’on observe quand la vaginale manque ou quand elle est insuffisante. — 11 y a de chaque côté du vagin deux voies artérielles, continues ou segmentées, isolées ou anastomosées, d’où se détachent deux séries de rameaux transverses lâches et flexueux, série antérieure et série postérieure, comme pour le col de l’utérus.
D’après Fredet les artères du vagin s’anastomosent largement en avant et en arrière avec les artères cervicales superficielles provenant de l’utérine.
Veines de l’utérus et du vagin. — Farabeuf a donné des veines venant de l’utérus et du vagin une description calquée sur celle qu’il venait de donner des artères.
Les rameaux veineux de l’utérus constituent deux groupes :
1° Le groupe supérieur ou utéro-ovarien est fourni par trois sources différentes : a. Une veine ovarienne qui est aussi un peu utérine, b. Deux veines salpingiennes, qui se forment par de nombreux troncules venant de la trompe, et qui, pendant la puerpéralité, deviennent grosses comme une saphène.
c. Une grosse veine, qui prend un développement considérable pendant la grossesse, se jette, du côté droit, dans la veine cave inférieure, et, du côté gauche, dans la veine rénale gauche, mais après s’être réduite de bonne heure à un canal unique.
2® Le groupe inférieur ou utéro-vaginal se déverse dans les veines hypogastriques : il est satellite de l’artère utéro-vaginale et constitué :
a. Par des veines situées en avant et en arrière de l’artère, dont elles sont satellites et le long de laquelle elles remontent avec un médiocre volume : elles viennent principalement de la partie antérieure du canal utéro-vaginal ;
b. Par une grosse veine, aussi d’origine mixte, qui se jette dans l’hypo-