INSTRUMENTS POUR LA SYMPHYSÉOTOMIE
nier, 11 en est d’anciens tels que l’incision sous-cutanée et muqueuse-, sil avaient leur raison d’être à l’époque où l’on craignait la pénétration de l’air au niveau des plaies. Ces procédés consistaient à faire pénétrer, généralement de bas en haut, un instrument recourbé qui glissait derrière la face postérieure de la symphyse dont on sectionnait petit à petit le cartilage sans intéresser la peau .
Plus perfectionnés sont les procédés de Novi, Morisani dont les temps principaux sont : incision de la peau à la région supérieure du pubis, glissement du doigt à travers cette boutonnière derrière la symphyse, faucille de Galbiati conduite jusqu’au bord inférieur de la symphyse qu’elle sectionne de bas en haut.
C’est en modifiant ces différents procédés de l’école italienne, en se basant sur des recherches anatomiques expérimentales faites avec Farabeuf et Varnic" que Pinard a précisé un manuel opératoire qui, avec quelques variantes, est employé par la plupart des accoucheurs.
Plus récemment Farabeuf a complété cette description par une étude
Eig:. 524 (Farabeuf). — Sonde gouttière, l’une est placée, appliquée sous et derrière la symphyse.
expérimentale pour ainsi dire, — vrai programme des études à faire sur le cadavre, dit L. H. Farabeuf, — dans laquelle chaque détail opératoire est précisé et où l'on se sert des instruments imaginés par Farabeul. Avant de décrire le manuel opératoire indiqué par Pinard, nous allons exposer la technique conseillée par Farabeuf et indiquer les instruments qu’il préconise et dont quelques-uns sont encore à l’étude.
Instruments. — Outre les instruments ordinaires (bistouris, serpette de Dominique Larrey, ciseaux, écarteurs, pinces à disséquer, mince ciseau à frapper au maillet, pinces hémostatiques, aiguilles, etc.), Farabeuf en a imaginé de spéciaux qui sont :
a. Un bistouri à lame courte et forte, pisciforme puisque le dos en est plus mince que le ventre et dont l’épaisseur, quoique inférieure à 24 millimètres, assure une grande solidité. C’est donc un bistouri mince dont les flancs convexes permettent de suivre les défilés onduleux et étroits de certaines symphyses.
h. La sonde gouttière arquée (fig. 524), qui se compose d’une simp.'.e lame d’acier, mousse partout, transformée en gouttière arquée sur une longueur un peu supérieure à celle de la symphyse. Le bec de cette sonde sert à abaisser le clitoris et à gratter la face postérieure de ta symphyse ; la sonde