VAISSEAUX DE L’UTÈRUS ET DU VAGIN
gastrique en arrière et au-dessous des veines utérines precedentes accolées à l’artère du même nom.
Les deux systèmes, l’ovarien et l’utérin, s’anastomosent entre eux par les collectrices utérines. Ces veines collectrices sont te long des bord de l’organe, l’une devant, l’autre derrière le canal artériel de distribution. Elles recueillent les veines antérieures et postérieures de l’utérus. En haut, elles sont très irrégulières et se déversent dans le paquet utéro-ovarien. En bas, elles finissent comme on va le voir.
Il existe également des collectrices vaginales. La veine vaginale antérieure ou collectrice (grossie d’une vésicale) vient se rencontrer avec la collectrice utérine antérieure. La collectrice vaginale postérieure se rencontre de même avec la collectrice utérine postérieure. Cette dernière est toujours la plus grosse. Elle forme ce gros tronc qui va à l’hypogastrique séparément, et sans suivre l’artère utérine : c’est la veine utérine des classiques.
Les deux plans veineux s’anastomosent entre eux devant ou derrière l’artère sur le côté du col utérin.
Du système antérieur se détachent les deux veines satellites de l’artère (fréquemment anastomosées entre elles). Elles constituent une voie moins importante que celle dé la grosse veine postérieure qui leur a soutiré une partie de leur sang. Elle se jettent dans ïlujpogastrique, mais plus haut (vers le détroit supérieur).
Dans la couche musculaire externe, les veines ne sont pas très volumineuses et affectent une direction longitudinale : dans la couche moyenne elles forment des canaux fréquemment anastomosés, volumineux, qui portent le nom de si2ms.
Les veines de l’utérus ne présentent pas de valvules.
Après l’accouchement, les veines utérines sont plus ou moins béantes dans la cavité utérine : un certain nombre d’accidents, qui suivent les injections intra-utérines faites à ce moment, proviennent de la pénétration de liquide, d'air dans les veines : c’est ce qu’ont constaté expérimentalement llourman (1840), Danyau (1840) et, plus récemment, Tarnier et Lissier*. Ces derniers auteurs ont vu que le liquide pouvait refluer par les veines iliaques jusque dans la veine cave et que la pénétration se faisait d’autant plus facilement que la pression était plus forte
Vaisseaux des organes génitaux externes. — Quoique anastomosés avec les vaisseaux intrapelviens de la vessie, du l'ectum, du vagin et par conséquent de l’utérus, ils constituent un système bien distinct à tous les points de vue.
On sait que des deux piliers de l’arcade se détachent de chaque côté les éléments aponévrotiques et musculaires d’un plancher qui, pour être plus largement eflbndré chez la femme que chez l’hojnme, n’en existe pas moins. C’est à ce plancher qu’adhère si fortement l’orifice vulvo-vaginal; c’est lu'
‘ Tissier. Recherches expérimentales sur la pénétration des lirpiides d’injection dans les veines de l’utérus puerpéral. Annales de la Société obstétricale de France. Toulouse, 1892, p. 223.