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TECHNIQUE OPÉRATOIRE DE LA SYMPHYSÉOTOMIE

g. Un perforateur porte-fil pour le passage des fils perdus en vrillant sous toute l’épaisseur du manchon, au contact même de l’os que sa pointe ne craint pas.

Incision des parties molles, mise à jour et isolement de la symphyse. — Avant de faire l’incision, marquez à la teinture d’iode, elle est antiseptique, les deux épines pubiennes, repères, et réunissez ces deux points par une ligne transversale que doit couper en deux moitiés l’incision verticale. A 4 centimètres au-dessous de cette barre transversale , tracez -en une seconde qui passe sur les grandes lèvres et le clitoris, là où va s’arrêter l’incision, à 1 centimètre audessus du bord soucpubien, repère.

L’incision aura donc en tout 8 centimètres, plus meme

si la femme est grasse, 4 centimètres audessus et 4 centimètres au-dessous du bord supérieur des pubis. Une longue incision « rend tout facile, tout visible, tout remédiable. Un trou est obscur, dangereux et incommode. On peut terminer en bas : sur le clitoris, ou à côté,

ou de chaque côté en lambda, a. La peau du clitoris, si peu qu’il en reste, ne se déchire pas, tant elle est mobile et élastique. » 11 faut inciser juste sur le prolongement de la ligne médiane clitorido-vulvaire.

Dans les deux tiers supérieurs de la plaie, la peau et la graisse sont divisées hardiment de manière que « dès le deuxième passage du bistouri, le milieu de l’incision ait toute sa profondeur sinon toute sa netteté. Deux écarteurs étant bien placés et bien manœuvres, permettent au bistouri de parfaire la dénudation des croisements de la ligne blanche qu’il sent durs et

Fig. 526 (Farabouf). — En dessus, un disjoncteur à deux mains appliqué entre les sus-pubis.

En dessous, modérateur quelconque pour montrer comment on peut limiter l'écartement des sous-pubis et la distension des parties molles, un peu pendant la disjonction, beaucoup pendant l’extraction.

TECIliNIQllE Ül’ÊUATOIllE.

que l’œil voit blancs; ils découvrent en outre les collines osseuses d’où procèdent les tendons originels des muscles adducteurs et les rubans qui les couvrent. Je vous conseille de toucher ces collines osseuses et entre elles, dans la partie basse de la plaie, en abaissant le clitoris, de sentir la gouttière présyrnphysienne à travers les filaments suspenseurs ».

On donne ensuite deux coups de bistouri descendants et divergents en

Fig. 527 (Farabeuf). — La peau et la graisse coupées du lumt en bas, la plaie rendue béante par les é'carteurs appuyés du bout sur les os, la queue fourchue de la sonde, ayant gratté de haut en bas devant la symphyse, se trouve à cheval sur le suspenseur clitoridien; elle le tend, car elle abaisse et tire le clitoris avec la commissure inférieure de la plaie; elle le laisse saillir entre ses dents, comme le lilct de la langue pris dans la fente du pavillon de la sonde cannelée.

Ainsi in’ésenté (ce n’est pas indispensable), le ii()anienl pincé largement et à fond (c'est nécessah'e) par la gauche de l'opérateur, est ulferl au bistouri, qui le ti'auche.

ihevrons au-dessus du clitoris, de manière à isoler au milieu la masse filamenteuse qu’il faut couper en travers, au-dessous du tiers moyen, c’est-àdire à un doigt au-dessus du sous-pubis, repère toujours tangible au pouce dans le vestibule. Pour faii’e cette section, deux écarteurs sont placés bas et tenus symétriquement; on aperçoit les rubans descendant de chaque côté et • l’on a senti les berges qu’ils couvrent; avec la pulpe de l’index gauche, on abaisse le clitoris, on sent de nouveau la gouttière, pendant que le pouce qui

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