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OPÉRATION DE PORRO

Le tr alternent consécutif àxKhvQ peu de celui de la laparotomie ; il consiste dans l’administration de boissons glacées dans les trois ou quatre premiers jours, d’injections de morphine pour calmer les douleurs ; on pratique l’antisepsie intestinale à l’aide du benzo-naphtol et on veille à l’évacuation journalière du rectum.

Il est utile de recourir, presque systématiquement, aux injections hypodermiques d’eau salée ; si l’écoulement sanguin a été modéré, on peut se contenter d’injecter 300 ou 400 grammes de liquide ; si l’hémorragie a été abondante, on injecte 1000 ou 1500 grammes de liquide dans les quelques heures qui suivent l’intervention.

Les sutures de la paroi abdominale sont enlevées vers le dixième jour, et la malade peut se lever vers le vingtième. Ces suites heureuses ne sont malheureusement pas constantes, et il faut compter, au point de vue du pronostic, avec deux complications : l’hémorragie et la péritonite.

L’hémorragie résulte le plus habituellement de sutures mal faites ; si les moyens ordinaires (glace sur le ventre, injections d’ergotine) ne suffisent pas à produire l’hémostase, la seule conduite rationnelle consiste à ouvrir .à nouveau la cavité abdominale, à la débarrasser des caillots qui s’y trouvent, à faire de nouvelles sutures ou à pratiquer l’amputation de Porro ; c’est à cette dernière opération qu’il faut recourir dans les cas où l’on constate rapidement des phénomènes de péritonite dus à l’infection du péritoine par les points de suture.

V opération césarienne pratiquée sur la femme morte est une opération d’urgence extrême ; aussi n’y a-t-il guère de manuel opératoire spécial. Il faut surtout opérer vite, de manière à extraire le fœtus le plus rapidement possible : pour cela un bistouri est seul nécessaire. On incise rapidement la paroi abdominale au niveau de l’utérus ; on fait une ponction en un point de l’utérus ; on introduit le doigt par cette ouverture et l’on déchire largement l’utérus de bas en haut; puis on extrait l’enfant, qu’on s’efforce de ranimer.

11 y a une différence capitale, au point de vue du manuel opératoire, suivant qu’on opère une femme in extremis ou réellement morte. Dans le premier cas, l’opération doit être méthodique et réglée, comme si elle était faite sur une femme bien portante : on ne peut en effet avoir la certitude absolue que la femme va succomber. Dans le second cas, il faut opérer vite, sans autre précaution que de ne pas blesser le fœtus.

Il est bien exceptionnel qu’on puisse sauver l’enfant dans ces conditions ; car la mort de la mère est généralement précédée d’une période asphyxique pendant laquelle le fœtus s’asphyxie également. Ce n’est que dans les cas où la mort de la femme est réellement subite, qu’on a chance de sauver l’enfant.

Opération de Porro. — Cette opération ne diffère guère de l’opération césarienne conservatrice qu’à partir du moment où le fœtus est extrait ; au lieu de pratiquer des sutures de l’utérus, on fait l’ablation de l’organe audessus du col.

Les préparatifs sont les mêmes que pour l’opération césarienne ; en effet,

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