LYMPHATIQUES DE L'UTÉRUS ET DU VAGIN
Les premières afHiientes que les honteuses reçoivent sont les uréthrales et les caverneuses en connexion avec les veines du col de la vessie et avec le réseau intermédiaire des bulbes : ce sont aussi les plus profondes. Plus loin est l’embouchure de la grosse bulbaire, qui chemine dans l’épaisseur du plancher : c’est la bulbaire principale, car il part de cet organe érectile d’autres canaux qui, à travers le plancher, vont aux veines de la colonne antérieure et de la colonne postérieure du vagin. Enfin les honteuses reçoivent les périnéales et les anales, veines superficielles par leur origine et leur trajet.
Lymphatiques de l’utérus. — Les lymphatiques de l’utérus pénètrent dans ses différentes couches. Ainsi l’on peut distinguer :
1® Les lymphatiques de la muqueuse;
2“ Ceux de la tunique musculaire ;
5“ Ceux de la couche sous-séreuse.
1“ Lymphatiques de la muqueuse. — D’après plusieurs auteurs (Fridolin, Léopold, etc.), le système lymphatique n’est pas représenté par de véritables vaisseaux, mais seulement par des lacunes ou espaces lymphatiques qui communiquent avec les vaisseaux de la couche musculaire. D’après P. Poirier, les vaisseaux lymphatiques existeraient réellement, mais ils seraient très fragiles et ne pourraient être injectés directement; c’est en piquant la muqueuse du col que l’on voit le réseau se prolonger sur les parois de la cavité du corps utérin et envahir tout l’utérus. Ce réseau est moins riche que celui de la muqueuse du col avec lequel il se continue ; les capillaires qui le forment sont plus gros et forment de grandes mailles.
La muqueuse du col, plus dense, plus ferme que celle du corps, loge des lymphatiques plus résistants qui se continuent en haut avec ceux de la muqueuse du corps et en bas avec ceux de la muqueuse du museau de tanche.
2® Lymphatiques de la couche musculaire. — Les trois plans musculaires (interne, moyen, externe) possèdent des vaisseaux lymphatiques
Les vaisseaux lymphatiques sont plus nombreux dans la couche moyenne et surtout dans la couche externe. Tous ces vaisseaux communiquent largement entre eux.
Ceux de la couche externe communiquent avec ceux de la couche sousséreuse.
5® Lxjmphatiques de la couche sous-séreuse^ . — Les lymphatiques du tissu sous-séreux sont extrêmement nombreux.
* Les lymphi'tiques de l'utéi-us ont été étudiés successivement par Cruisksliank, Mascagni, à l’aide d'injections au mercure, puis par Cruvcilhicr, J. -L. Cliainpionnicre, sur des utérus de femmes ayant succombé à l’infection puerpérale et dont les lymphatiques étaient en quelque sorte injectés par le pus.
Fridolin (de Saint-Pétersbourg), en 1872, a étudié, au point de vue macroscopique et histologique, les lymphatiques de l’utérus grav’de chez plusieurs mammifères en injectant ces vaisseaux, non pas avec le mercure, mais avec une masse à mjection de couleur dilfércnte pour les vaisseaux sanguins et pour les vaisseaux lymphatiques. Il admet des vaisseaux superficiels et des vaisseaux profonds
a. Les vaisseaux superficiels sont constitués par des réseaux irréguliers, anastomotiques dans le ù<su sous-séreux de l’utérus, qui s’unissent en quelques troncs communs qui communiquent avec les lymphatiques du ligament large au niveau de son insertion au bord de l’utérus.
b. Les vaisseaux profonds naissent dans la muqueuse, traversent la couche sous-muqueuse, la