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DIAGNOSTIC DES INFECTIONS PUERPÉRALES

moins accélérée. C’est ainsi qu’à côté du type clinique que nous venons d’étudier, et dont l’allure rappelle assez celle de la dothiénenterie, d’où sa dénomination de forme typhoïde, on a décrit la forme dite foudroyante et la forme lente, tardive ou pyohémie chronique.

La forme foudroyante survient généralement à une époque plus rapprochée de l’accouchement, elle atteint son maximum d’emblée et évolue si vile que les localisations n’ont pour ainsi dire pas le temps de se faire. La malade est emportée en quelques jours par l’extension des accidents à tout l’organisme.

Au contraire, la forme lente n’apparaît quelquefois que dix jours après l’accouchement, puis évolue insidieusement et dure un, deux ou trois mois.

Il faut rapprocher de cette variété les cas où l’économie acquiert pour ainsi dire l’immunité envers le streptocoque. On voit alors une infection, qui était d’abord générale, se localiser à quelques foyers purulents. Les microbes se sont enkystés dans le pus de ces abcès, car on ne les retrouve pas dans le sang, ni ailleurs. C’est ce que Widal appelle dans sa thèse Vinfection purulente chronique.

5“ Septicémie puerpérale. — La septicémie et la pyohémie puerpérale ne sont, comme l’a dit Siredey, que des degrés d’une même altération. La différence essentielle entre ces deux manifestations, c’est que dans la première les accidents sont si rapides, qu’il se produit brusquement une sorte d’intoxication suraiguë, et que les lésions locales n’ont pas le temps de s’établir comme dans la seconde. A l’autopsie, on ne trouve pas, en effet, la moindre trace de suppuration. Par contre, les recherches de Widal ont montré qu’on rencontrait le streptocoque dans les capillaires des divers parenchymes de l’organisme (foie, poumon, rein, etc.). C’est donc encore ce microbe qui est cause de l’infection, et c’est lui qui tue, sinon par sa propriété de faire du pus, du moins par sa virulence.

Cette septicémie pure est rare, mais cependant bien démontrée, elle a été signalée par Depaul, Hervieux, Bouchut, Tardieu, Tarnier, etc. — Elle n’a rien de précis dans sa marche et ses symptômes ; quelquefois presque tous les organes semblent être pris successivement, puis l’un deux plus spécialement atteint, lorsque brusquement la maladie paraît se porter ailleurs, d’où elle émigre de nouveau vers quelque point jusque-là indemne. Tantôt ce sont les phénomènes généraux qui prédominent, tantôt ce sont des signes locaux. L’évolution est, en somme, d’une irrégularité qui déroute le clinicien.

Dans ‘ous les cas, ce qui est constant, c’est un état fébrile qui persiste, accusant ainsi une profonde altération de tout l’organisme. La rapidité de la maladie est quelquefois stupéfiante, car, en quelques heures, la mort peut survenir comme s’il y avait eu absorption d’un poison violent. Pourtant, dans la plupart des cas, ce n’est qu’au bout de six et quelquefois dix jours que la malade succombe.

Diagnostic. — Le diagnostic des infections puerpérales présente d’asseï nombreuses difficultés; les signes principaux de ces complications : fièvre, frisson, douleur, peuvent en effet être dus à d’autres causes.

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