TRAITEMENT DES INFECTIONS PUERPÉRALES
renseignements plus on moins importants au point de vue du pronostic, mais ii faut bien dire qu’à l’heure actuelle c’est eneore par l’examen clinique, par l’analyse minutieuse des symptômes generaux et locaux, qu’on arrive d’une manière assez précise à formuler un pronostic.
Le pronostic des infections puerpérales devient de moins en moins grave pour diverses raisons : alors même qu’il y a infection utérine manifeste, l’emploi des antiseptiques atténue notablement la virulence des microbes pathogènes ; de plus, la notion que les suites de couches doivent être apyrétiques force le médecin à se préoccuper immédiatement de toute élévation de température survenant chez l’accouchée. Si l’on observe encore des femmes manifestement infectées, il devient de plus en plus exceptionnel de voir des femmes chez lesquelles cette infection revêt une forme rapidement mortelle. Aussi, en présence d’une femme présentant une septicémie atténuée, n’éprouve-t-on guère de difficultés à affirmer qu’elle guérira; il est plus difficile de déterminer quels accidents elle pourra présenter avant d’être rétablie.
A l’heure actuelle, lorsqu’une femme est accouchée avec les précautions antiseptiques d’usage, ce n’est point tant la mortalité que la morbidité qui est redoutée par l’accoucheur.
Traitement. — Les détails que nous avons donnés sur les soins antiseptiques à prendre pendant les derniers temps de la grossesse, au moment de l’accouchement, pendant les suites de couches, nous dispensent d’insister sur le traitement prophylactique des infections puerpérales. Les statistiques modernes, qui donnent une mortalité par infection puerpérale inférieure à 0,50 pour 100, démontrent toute l’importance de l’antisepsie et de l’asepsie à ce point de vue.
Dans la pratique de la ville, la mortalité et la morbidité par infection puerpérale doivent être nulles ou à peu près, à la condition que l’asepsie soit parfaite, non seulement de la part de la personne qui préside à l’accouchement, mais encore, et surtout peut-être, de la part de la garde qui donne les soins consécutifs. Le même idéal peut être réalisé dans les Maternités, à la condition qu’elles soient installées suivant les règles de l’hygiène moderne et que, dès qu’une femme présente une élévation de température qui peut être d’origine septique, elle soit rigoureusement isolée et soignée par un personnel spécial.
Sans revenir sur la pratique de l’antisepsie obstétricale, il est deux points sur lesquels nous insistons à nouveau : c’est d’abord la nécessité de suturer immédiatement les déchirures du périnée; elles sont, en clïèt, tout particulièrement exposées à être infectées les jours qui suivent l’accouchement, par suite de leur proximité avec le rectum et la vessie. A notre avis, nombre d’accidents fébriles qui surviennent chez l’accouchée sont dus à ce que la déchirure périnéale n’a pas été d’emblée suturée et pansée convenablemeni. En outre, lorsqu’on conseille les injections vaginales chez une accouchée, il faut être certain qu’elles sont faites avec toutes les précautions indiquées (page 259). Un certain nombre de femmes sont infectées plus ou moins sérieusement par des canules malpropres, mises en contact avec les