RACCOURCISSEMENT DES LIGAMENTS RONDS
(opération d’alquié-alexander)
L’avantage de cette opération* est de fixer l’utérus en antéversion sans déterminer d’adhérences de l’organe aux parties voisines. Doléris, W. Alexander ont les premiers signalé l’absence de toute complication pendant la grossesse et l’accouchement. L’avortement a été cependant noté par quelques observateurs (Polk, Newmann), mais il ne semble pas que l’interruption de la grossesse soit réellement plus fréquente chez les femmes ayant subi cette intervention; c’est ainsi que, dans une statistique dressée par Warde, sur 23 observations de grossesses survenues après l’opération d’Alexander, il n’y a eu qu’un avortement. Sur 116 femmes ayant subi cette opération, Edebohls a noté 12 grossesses, dont 2 se sont terminées par avortement.
Rivière et son élève Lamort ont comparé les résultats fournis au point de vue obstétrical par l’hystéropexie et le raccourcissement des ligaments ronds et concluent en faveur de cette dernière; sur 16 grossesses survenues après cette opération, ils ont noté 14 accouchements à terme, 1 accouchement prématuré et 1 avortement; il ne semble pas que dans ces deux dernières observations l’interruption de la grossesse soit due à l’opération.
Les ligaments ronds semblent s’allonger et s’hypertrophier pendant la grossesse; d’après Strassmann, ce n’est que dans les dernières semaines de la grossesse que les femmes ressentiraient quelques douleurs dues probablement au tiraillement des ligaments. Après l’accouchement, l’utérus reste le plus souvent maintenu en bonne situation (W. Alexander).
CURETTAGE
C’est à tort que quelques auteurs ont incriminé le curettage comme cause de stérilité. De multiples observations montrent que, dans un temps relativement court, la muqueuse utérine se régénère et la grossesse peut survenir après l’opération. Sur 52 malades ayant subi le curettage, Heinricius d’Helsingfors) en a vu 16 devenir enceintes; la grossesse a même débuté dans deux cas cinq semaines, dans un cas huit semaines après le curettage.
* Lire la Revue de Simoes, élève de Doléris, sur le Traitement des rétrodéviations mobiles par l’opération d’Alquié-Alexander [La Gynécologie, 1897, n“‘ 3 et 4.)