‹ Précis d'obstétriqueChapitre 83 sur 713 · PF, Pronucléus femelle, P M, Pronucléus mâle · texte numérisé non relu

PF, Pronucléus femelle, P M, Pronucléus mâle

* D’après Fol et Selenka, l’imprégnation normale résulte de la pénétration dans l’œuf d’un seul Bpermatozo'ide. Lorsqu’il y a pénétration simultanée de deux spermatozoïdes, les deux pronudéi

FÉCONDATION

par fusion de deux noyaux d’origine différente. Ces deux /jronîicZei réunis constituent alors une tache claire unique, ornée d’un aster : c’est le noyau de Vœuf ou noxjau vitellin. L’œuf est alors une cellule dont le noyau

VITELLIN est le NOYAU et le VITELLÜS le PROTOPLASMA.

Fol a pu noter au bout de combien de temps s’observaient les différents phénomènes que nous venons de décrire en étudiant les œufs des oursins et des étoiles de mer que l’on féconde sous le microscope. Cinq minutes après que les ovules et les spermatozoïdes sont mélangés, il y a contact entre eux; au bout de dix minutes la tête du spermatozoïde est englobée. Elle forme le pronucléus mâle au bout de douze minutes; les deux pronucléi se fusionnent dix-huit minutes après. Enfin, c’est au bout de vingt minutes que commence la segmentation de l’œuf.

Ces différents phénomènes, relatifs à l’acte de la fécondation, observés chez des animaux inférieurs, tels que les échinodermes, se retrouvent dans toute la série animale. En 1880, Van Beneden reprit ses recherches sur l’œuf de la lapine, et put établir toute la filiation des phénomènes qu’il avait autrefois bien observés, mais mal interprétés. De semblables recherches ont été faites sur la chienne par Rein, sur la souris et le rat par Taffani, sur la chauve-souris par M. Duval. De ces différents travaux, il résulte que chez tous les mammifères, l’excrétion des globules polaires est précoce et qu’elle se fait déjà dans l’ovaire pour le premier et pour le second, quand l’ovule marche vers la trompe. Sur des coupes d’ovaires recueillis chez des femmes mortes subitement pendant une période menstruelle, on a trouvé dans des vésicules de de Graaf, prêtes à éclater, un ovule qui venait d’émettre son premier globule polaire.

Lorsque le noyau vitellin est formé, la segmentation commence de suite : elle se fait non pas par la division directe, mais uniquement par des phénomènes de karyokinèse. A partir de ce moment la grossesse existe; l’embryon va se former et se développer.

Du moment le plus favorable à la fécondation. — L’époque menstruelle est le moment où la fécondation a le plus de chances de se produire. La plupart des grossesses surviennent, en effet, dans les quelques jours qui précèdent, et surtout dans les jours qui suivent l’apparition des règles (Raciborsky). Certaines femmes n’ont pu concevoir qu’en ayant des rapports pendant leurs menstrues.

Mais il ne faudrait pas, comme l’a prétendu Avrard (de la Rochelle), croire que chez les femmes il existe, comme chez les femelles animales, une période agénésique, la période intermenstruelle.

Chez la femme, en effet, l’ovulation ne coïncide pas toujours avec la menstruation, et d’autre part les spermatozoïdes peuvent parfaitement continuer à vivre quelque temps dans les organes génitaux, en attendant ainsi la maturité et la rupture d’un ovisac.

Stérilité. — La stérilité est, pour l’homme, l’impossibilité de déposer

mâles se conjuguent avec l'unique pronucléus femelle : d’où formation d’un noyau vitellin volumineux auquel succède une période de segmentation. Ce peut être là l’origine des monstres douldcs.

Page 1