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COPULATION OU COÏT

La copulation ou coït a pour but l'introduction et le dépôt, dans les organes génitaux de la femme, du liquide (sperme) qui contient les germes mâles ou spermatozoïdes.

La copulation ne peut s'exécuter que si la verge ou pénis du mâle présente au préalable un certain degré de rigidité. L'érection précède donc le coi'/. Ce dernier se termine par l'éjaculation du liquide spermatique.

A. De l'érection chez l'homme. — Les corps caverneux du pénis el les corps spongieux de l'urèthre en sont le siège. Elle est produite : 1° par l'afflux d'une plus grande quantité de sang dans les mailles du tissu caverneux à travers les artères dilatées ; 2° par la diminution du calibre des veines qui met obstacle au retour du sang veineux au niveau du ligament suspenseur; 5° par la contraction des muscles bulbo et ischio-caverneux, qui refoulent le sang vers les parties antérieures de la verge; 4° par la contraction des fibres musculaires des trabécules du tissu spongieux.

Ces différents phénomènes sont sous la dépendance du système nerveux. Goltz a montré que le centre nerveux de l'érection se trouve dans la moelle lombaire. Des fdets nerveux partis de ce centre, véritables nerfs érecteurs (Eckhardt), se rendent par les nerfs sacrés et le plexus bypogastrique au tissu érectile.

B. Coït. — Chez la femme, au moment du coït, le clitoris, le bulbe du vagin (voy. fig. 29) et d'après Rouget l'utérus, l'ovaire et les trompes

entrent en érection.

Le clitoris devient plus volumineux, le vagin se rétrécit, l'utérus plus volumineux se redresse; quant au col il n'est nullement démontre qu'il s'entr ouvre pour recevoir le liquide spermatique. Le bulbe de l'ovaire augmente de volume et d'après certains auteurs le pavillon de la trompe s'appliquerait sur l'ovaire.

Le pénis, en état d'érection, pénètre dans le vagin : par des mouvements de va-et-vient, il exerce et subit à la fois un frottement mécanique au niveau des bords de la vulve et des parois vaginales. L'intensité de l'érection s'en trouve accrue, en même temps que s'exalte la sensibilité des organes. La sensation voluptueuse arrive ainsi à un certain degré et l'éjaculation a lieu.

C Éjaculation. — Le sperme, qui dans l'intervalle du coït s est accumulé dans les vésicules séminales, en est chassé au moment de l'éjaculation par la contraction de ces réservoirs.

' iVlTlvc dans l'urèthre il est projeté, mélangé aux liquides secrètes par

FECONDATION

la prostate et les glandes de Cowper, au fond du vagin et peut-être quelquefois dans le col béant de l'utérus, par les contractions rythmiques des muscles du périnée et en particulier par celles du bulbo-caverneux.

La sensation voluptueuse atteint alors ses dernières limites.

Chez la femme il n'y a pas d'éjaculation véritable. Il n'y a le plus souvent. qu'une excrétion plus active des glandes de Bartholin et des autres glandes des muqueuses génitales.

Cependant, cbez certaines femmes, le liquide sécrété par les glandes de Bartholin peut s'échapper avec force et en véritable jet.

Du sperme. — Au moment de l'éjaculation la sécrétion testiculaire est mélangée avec les liquides sécrétés par les vésicules séminales, la prostate, les glandes de Cowper. Il est clair, filant, avec de petites masses blanches et possède une odeur sui generis.

Le sperme recueilli dans le canal déférent est pur. C'est un liquide inodore, épais, filant, d'une couleur blanchâtre ou légèrement ambrée.

Il contient des éléments anatomiques particuliers, les spermatozoïdes, qui en sont les parties fécondantes.

Jusque vers 1840, on considérait le spermatozoïde, comme un organisme d'ordre inférieur, comme un infusoire ayant un tube digestif, un système nerveux, etc. ; Duvernoy, Lallemand et Kôlliker A « réagirent contre la doctrine de l'animalité des sperma- '¥ tozoïdes et les considérèrent comme des particules élémentaires des tissus vivants1. »

En 1 805, Schweigger-Seidel décrit le spermatozoïde comme une cellule : en le colorant il a vu que la tète se colore comme un noyau; la partie initiale de la queue représente le protoplasma. Le spermatozoïde complètement développé mesure 0mm,05 de longueur.

Jensens, Ballonitz décrivent actuellement quatre parties dans le spermatozoïde : 0 F'8''

1 Spermatozoïde.

1° Une tète; 2° une portion intermédiaire, ou segment intermédiaire; 3° une queue ou segment principal; 4° un segment terminal ou flas;ellum.

La lêLe ou bouton céphalique est constituée en partie par un noyau enveloppé d'une masse de protoplasma qui va en s'allongeant, et d'où part le filament spiral.

Le segment intermédiaire peut être décomposé en deux parties :

a. Une partie centrale qui constitue le filament axile central.

b. Lue portion périphérique composée de protoplasma, qui se continue

1 G. Balbuni, Leçons sur la génération des vertébrés, 1870, p. 142.

FÉCONDATION

avec le filament spiral qui décrit des tours de spire d'autant plus rapprochés, que le sperme est d'âge plus avancé.

Dans la queue ou segment principal les tours de spire sont plus rapprochés.

Le segment terminal ou flagellum est constitué par le filament axile : c'est lui qui sert à la locomotion du spermatozoïde qui parcourl 'i l 2 la minute. Le spermatozoïde peut conserver ce mouvement pendant plusieurs jours, au milieu des organes génitaux de la femme.

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