DÉLIVRANCE ARTIFICIELLE (UTÉRINE
Les annexes sont encore contenues dans le cavité du corps de l'utérus.
Fig. 289. — Extraction manuelle du placenta situé dans le segment inférieur et en partie dans
le vagin.
La main droite a saisi entièrement le placenta et lui imprime un certain mouvement de rotation pour achever le décollement des membranes ; la main gauche maintient l'utérus.
La main les y va chercher et les entraîne au dehors. C'est la délivrance ■. artificielle utérine. > . . > ; . i :\
538 ACCOUCHEMENT
Considérée naguère comme très dangereuse en raison des accidents qui l'imposent et de ceux auxquels elle donnait naissance elle-même, cel te opération délicate et parfois très laborieuse a cependant perdu, grâce à l'antisepsie, une grande partie de sa gravité.
Les indications de la délivrance utérine sont nombreuses : elles sonl fournies par les complications de la délivrance.
Ces complications tiennent : I" soit à des difficultés (anomalies du premier temps du mécanisme physiologique de la délivrance, obstacle a l'accomplissement du second temps) ; 2° soit à des accidents qui surviennent au moment de la délivrance, et mettent les jours de la femme en danger.
Trop souvent en clinique on se trouve à la fois en présence de ces deux genres de complications. Un accident se produit qui demande une délivrance immédiate et rapide, mais en même temps on se heurte à quelque difficulté opératoire qui rend l'intervention plus longue qu'il ne conviendrait.
Aussi la délivrance artificielle utérine constitue-t-elle un acte opératoire fertile en incidents, d'une exécution un peu différente selon les cas et qui doit être décrite pour chacun d'eux.
1° Difficultés de la délivrance. — Les difficultés de la délivrance sont dues :
A. Soit au défaut de décollement du placenta;
B. Soit à la rétention du placenta par l'utérus dont les fibres muscu laires présentent un état anormal de contracture.
A. Défaut de décollement du placenta. — Nous avons indiqué, à propos du mécanisme de la délivrance spontanée, les causes du décollement de l'arrière-faix. La rétraction utérine est la principale. Qu'elle fasse défaut, qu'il y ait inertie de l'utérus, et les adhérences plnjsiologique^ du placenta ne seront pas détruites.
Par contre, la rétraction la plus normale, les contractions les plus énergiques demeurent impuissantes lorsque les adhérences de l'arrièrefaix à l'utérus sont d'une solidité exagérée, anormale. Etudions successivement l'inertie utérine et les adhérences anormales du placenta.
1° Inertie utérine. — L'utérus semble avoir épuisé toute son énergie dans le travail de l'accouchement. Ce dernier effectué, l'organe gestateur incapable de se rétracter, hors d'état de se contracter, n'offre à la main qui palpe la région hypogastrique qu'une sensation de mollesse telle que ses contours ne peuvent être limités.
Il est de toute évidence que le décollement du placenta ne saurait