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III. — Extirpation du péroné

La moitié supérieure de l'os sera mise à nu par l'incision ue nous venons de décrire, entre le soiéaire et les péroiers. Pour enlever la moitié inférieure, on fail une incision ui suit de bas en haut la face superficielle de l'os, puis se rolonge jusqu'au milieu de la jambe entre les péroniers et îs extenseurs des orteils. L'os est scié en son milieu, etcha* une des moitiés est détachée isolément.

§ XXI. — Résection du genou

Anatomie. — Le genou est de toutes les articulations celle iont les surfaces sont les plus larges, la synoviale la plus 'tendue, les ligaments les plus nombreux et les plus compliqués dans leur disposition. Les surfaces articulaires sont tormées par la rotule, les condyles du fémur et les tubérosités du tibia. La synoviale envoie des prolongements sous le triceps fémoral, vers les jumeaux et le poplité. Les moyens d'union sont : deux ligaments latéraux très-rapprochés de la face postérieure de l'article , les ligaments croisés, un ligament postérieur sur lequel repose l'artère poplitée, et enfin des lames fibreuses superposées, formant avec le tendon du triceps la rotule et le ligament rotulien, une large couverture à la face antérieure de l'articulation.

En avant et sur les côtés, les os ne sont recouverts que par la peau et ces lames fibreuses ; en arrière on trouve les tendons, les muscles du creux poplité, l'artère et la veine poplitée, et enfin les deux branches de division du nerf sciatique, dont l'externe se porte obliquement en dehors pour aller contourner le col du péroné.

Celte disposition des parties molles conduit naturellement à porter en avant et sur les faces latérales de l'article les incisions destinées à mettre les os à découvert.

Division, — La résection du genou est totale ou partielle, ïitte porte d'habitude principalement sur l'extrémité inférieure du fémur dont on retranche les condyles, sans jamais remonl« jusqu'au canal médullaire. Chez les enfants, si Ton ne

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veut s'exposer à un raccourcissemeiit considérable du membre, il ne faut pas dépasser le cartilage épiphysaire.

Du côté du tibia, on se borne le plus souvent à enlever une mince couche des tubérosités. Nous avons signalé les dangers que ferait courir au nerf sciatique poplité externe l'ablation de la tète et du col du péroné. Il faut donc, autant que possible, que la section reste au dessus de cet os. La rotule doit ètreenlevée, en inénageant les parties molles qui l'enveloppent. Sa conservation est sans avantages, et expose à la rétention du pus. L'ablation de sa face articulaire, adoptée par Sédillotj est aujourd'hui repoussée par presque tous les chirurgiens.

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