I. — Méthode ordinaire
A. Incision unique. — l"" White. Incision recliligoe quiy commencée à deux doigts au-dessous et en dehors de l'épine iliaque antéro-supérieure, descend plus ou moins bas sur le grand trochanter.
2^ Chassaignac (fig. 133 C). Incision rectiligne derrière le bord postérieur du grand trochanter, se recourbant légèrement en avant, au-dessous du sommet de cette apophyse.
3'' Roser, Maisonneuve. Incision transversale sur la ^ du grand troilihanter, dépassant ses bords de 3 à icentimèti^^ de chaque côté.
4^ Langenbeck, Incision oblique en haut et en arrière, du milieu du trochanter vers l'épine iliaque postéro-inf^ rieure.
5"" 0. Heyfelder. Incision commencée à 5 centimètres audessus et en arrière du grand trochanter. Elle se dirige obliquement vers l'os en restant parallèle aux fibres du grand fessier, puis forme une courbe légère à concavité antérieure, et se termine en se dirigeant de nouveau un peu en bas et en arrière. Elle suit assez exactement la ligne âpre du fémur, entre les insertions du fessier et du vaste externe.
6"* Textor. Incision rectiligne longeant le bord antérieur du trochanter de bas en haut, et se recourbant en arrière dan> sa partie supérieure, pour embrasser le sommet de cette apophyse. I
7"" Velpeau, Incision curviligne qui part à deux doigts audessous et en dehors de l'épine iliaque antéro-supérieure, (^ décrivant une courbe à convexité antéro-inférieure, crois' obliquement la base du grand trochanter, pour venir se terminer dans le pli de la fesse.
8' SédiUot (fig. 134). Incision curviligne qui, commencée
ans la rainure post-trochantérienne à un ou deux doigts du ord postérieur de l'os, le suit de bas en haut, contourne le
FiG. 134. — Hanche, face externe.
A. résection de la hanche (Sédillot).
ommet du trochanter à la même distance, et se termine au iveau de son bord antérieur ou un peu plus en avant. C'est n des meilleurs procédés.
B. Procédés à lambeaux.. — l"* Seutin. Incision cruiale sur la face externe du grand trochanter.
2" /. Heyfelder. Incision en T, dont la branche verticale st placée un peu en arrière du bord postérieur du grand tro* hanter, l'incision transversale sur le sommet de cette apophyse se prolongeant plus en avant qu'en arrière.
3** Schmitt. Incision en ç-< renversé, la branche transersale au niveau de la base du trochanter.
il8
RÉSECTIONS EN PARTiCULiSR
4** Percy et Roux. Lambeau quadrilatère à base postérieure ou inférieure.
b'' Ërichsen. Incision en L; la branche longitudinale se le bord antérieur du trochanter, la branche transversale croise cette apophyse.
G"* Rossi. Incision en L ; la branche longitudinale suit le bord postérieur du trochanter.
FiG. 135. 7- Hanche, face externe.
A, réseclion de la hanche (JifiGER, Maurice Perrin).
7" Textor Jœger, M. Perrin^ (fig. 135). Incision cnV renversé, circonscrivant un lambeau triangulaire dont le sommet est placé à deux ou trois doigts au-dessus du grand trochanter dont la base, large de 10 centimètres environ, corapren« la racine de cette apophyse. Bon procédé.
Opération. — Le sujet est couché sur le côté sain J^^ cuisse malade légèrement fléchie et maintenue par un a«lei l'opérateur en dehors.
ftéS£CTtON tIE U HANCftE ild
Les deux incisions limitant le lambeau triangulaire cornlencent à deux ou trois doigts au-dessus du sommet du trohanter; elles sont cutanées, et leur longueur est de 4 à
doigts au moins. L'incision postérieure, après avoir tteint le bord postérieur de l'os, ne doit pas s'en éloigner de lus de deux doigts en arrière, quelque étendue qu'on lui onne pour ménager le nerf sciatique. L'incision antérieure eut sans danger s'éloigner de trois doigts du bord antérieur u fémur. Les deux côtés du lambeau ont à peu près la même )ngueur que sa base. Il faut ne pas oublier que le sommet du rand trochanter correspond assez exactement à l'union du ers moyen avec le tiers supérieur de la cavité cotyloîde.
La peau incisée se rétracte et laisse une large ouverture, ur le vivant on peut se contenter de couper les attaches musulaires sur le trochanter avec le bistouri, ou de les détacher veclarugine. La rétraction des muscles divisés meta nu la apsule articulaire. Autrenienl, on sectionne les muscles paallèlement aux bords des incisions cutanées, et on abaisse le arabeau pour se donner du jour, ce qui est souvent nécesaire à l'amphithéâtre.
La capsule articulaire mise à découvert on la divise longi^ idinalemeut dans le sens de la plaie ; puis avec un petit cou- ^u ou la rugine on détache ses insertions au pourtour de la ivité cotyloïde, aussi loin qu'on le peut. Portant la cuisse ans la flexion et l'adduction forcées, on fait saillir en bas et n arrière la tête du fémur et l'on coupe le ligament rond. our luxer la tête, Dubrueil recommande la manœuvre suiïnte : la cuisse étant dans la flexion et l'adduction et la jambe tant fléchie sur la cuisse, on saisit d'une main le pied que on porte en dehors et en haut, tandis que de l'autre on ousse fortement le genou en dedans et en bas.
Après avoir achevé avec soin la dénudation de la tête et du ol du fémur, on passe derrière l'os une baguette de bois ou i sonde de Blandin, pour mettre à l'abri les parties molles. endant qu'un aide maintient la position du membre pour ûre saillir la tête au dehors , on sectionne le col, soit de ehors en dedans avecla scie ordinaire, soitde dedans en dehors vec une scie à chaîne passée au-dessous. Quel que soit le
ifû RÉSECTtONS EN PARTlCULtER
procédé employé, on peu^ toujours dénuder et enlever tout ou partie du troclûinter. *
L'incision curviligne de SédUlot met à l'abri de la lésioDdu nerf sciatique, conduit sur la partie postérieure de la capsule, et donne beaucoup de facOîté pour la dénudation et la section de l'os. La division des fessiers et des auU*es muscles pelvi-trochantériens a moins d'inconvénients qu'on ne serait porté à le croire, la portion du trochanter sur laquelle ils s'insèrent étant le plus souvent enlevée.
Il vaut mieux luxer la tête fémorale avant de faire la seclion osseuse, que de scier le col pour désarticuler ensuite. L'enclavement de la tète dans la cavité cotyloîde est tel, quon éprouve les plus grandes difficultés à la déboiter lorsque la continuité de l'os estinterrompue.il faut alors la fixer arec un tire-fond ou un davier puissant.