DIVISION DES CONDUITS LACRYMAUX
OU non de trous latéraux, sonde que Ton fait pénétrer par les Toies naturelles agrandies. L'injection se fait en ramenant la sonde de bas en haut. On peut également utiliser l'ouverture spontanée ou chirurgicale du sac lacrymal.
La pénétration dans la fosse nasale du liquide injecté, montre la perméabilité du canal. Il faut pendant l'injection faire pencher en avant la tète du malade, pour éviter que le liquide, s'il est toxique, ne passe dans le pharynx et les voies alimentaires.
G. — Division des conduits lacrymaux.
Cette opération se fait avec le couteau de Weber, dont la
-ilBmiiVMirtnBiuffmsafi'- ^
FiG. 176. — Couteau de Weber.
lame droite ou légèrement courbe se termine par un petit conducteur mousse.
Le malade est assis, en bon jour, la tète fixée.
L'opérateur se place en avant pour le côté gauche, en arrière pour le côté droit.
l"" Conduit inférieur. — Avec le pouce gauche on tire en dehors la commissure palpébrale externe, de façon à tendre la paupière inférieure et à donner à son bord libre une direction presque transversale, pendant qu'un autre doigt de la main gauche déprime légèrement le bord ciliaire au grand angle de l'œil, pour mettre bien à jour le point lacrymal inférieur. Le conduit lacrymal se trouve ainsi en partie redressé. Tenant son couteau comme une plume à écrire, le dos en haut, l'opérateur présente le bouton du conducteur à l'ouverture du point lacrymal, et par de légers mouvements de rotation joints à une pression modérée, il le fait pénétrer dans le conduit. Retournant alors le tranchant du couteau en haut et un peu en arrière pour que l'incision porte sur la muqueuse, et le poussant lentement en dedans, il le fait pénétrer
jusqu'à ce que rextrémité du conducteur vienne buter contre la paroi interne du sac lacrymal.
Un mouvement d'élévation imprimé au manche du couteau, pendant que sa pointe reste fixée contre la paroi osseuse, ouvre le canal dans toute sa longueur. Dans ce temps, il faut tirer fortement la paupière en dehors pour avoir une section nette et rapide. En retirant Tinstrument, il est bon de lui imprimer quelques petits mouvements de va-et-vient, pour bien assurer la division du conduit et Touverture de la paroi du sac.
2° Conduit supérieur. — La paupière supérieure est attirée en haut et en dedans pour redresser le conduit lacrymal. L'instrument est d'abord conduit en haut et eu dedans, puis son manche est relevé vers la partie interne de l'arcade orbitaire supérieure, pendant que la lame pénètre peu à peu jusque dans le sac lacrymal, son tranchant dirigé en bas. Un mouvement d'abaissement du manche du couteau, la pointe restant fixe, suffît pour ouvrir le conduit dans toute sa longueur.
Lorsque Tincision a été faite trop en avant, ou que la conjonctive est très-boursouflée, on excise d'un coup de ciseaux la lèvre postérieure de la plaie.
D. — Dilatation temporaire du canal nasal.
Elle se pratique rarement avec la corde à boyau, ou les bougies de laminaria, presque toujours avec les cathéters métalliques cylindriques de Bowman ou conique de Weber.
Les cathéters de Bowman sont droits, cylindriques, formant une série de 6 grosseurs ou numéros, dont le diamètre varie de i/6 de millimètre à un millimètre environ. Leur introduction doit être précédée' de la division des conduits lacrymaux.
l"" Conduit supérieur. — Malade assis, la tête fixée. L'opérateur se tient en avant pour le côté gauche, en arrière pour le droit. Soulevant légèrement la paupière supérieure pour ouvrir la gouttière, il y engage doucement l'extrémité du cathéter, et la fait glisser de haut en bas et de dehors en dedans dans le sac lacrymal jusqu'à ce qu'elle soit arrêtée par