DILATATION PERMANENTE DU CANAL NASAL
Sur la lame du bistouri on fait glisser en écartant les lèvres de la plaie, une sonde cannelée, qu'on conduit jusque dans la fosse nasale, et qui sert de guide à une bougie dilatatrice. Si le bistouri est cannelé, la bougie ou un stylet peuvent être conduits dans sa cannelure.
F. — Dilatation permanente du canal nasal.
Elle s'obtient à l'aide de clous ou de cannules introduites dans le canal nasal par une ouverture artiflcielle faite au sac lacrymal. Scarpa se servait de clous en plomb, dont la tête arrêtée à l'ouvertuGe du canal nasal dans le sac lacrymal, était
FiG. 179. — Canule de Dupuytren.
cachée par une mouche de taffetas rose. Pellier employait une canule à deux bourrelets. Dupuytren ne conserva que le bourrelet supérieur. Après avoir ouvert le sac, par un procédé analogue à celui de Petit, il laissait le bistouri en place. Portant le plat de l'instrument en arrière pour ouvrir la plaie, il faisait pénétrer sa canule montée sur un mandrin spécial, jusqu'à ce que son bourrelet fût arrêté à l'ouverture supérieure du canal nasal, puis retirant le mandrin il abandonnait i^ canule. La canule de Lenoir, bivalve ou trivalve à son extrémité inférieure, se maintient mieux en place.
Si l'extraction de la canule devient nécessaire, elle se pratique avec le crochet de Cloquet, une pince ordinaire, ou mieux encore la pince à branches coudées et entre-croisées de Char-rière. Les extrémités des branches mises en contact, représentent une tige conique à surface rugueuse; leur écartement fournit un point d'appui solide pour l'enlèvement de la canule.
La dilatation permanente, un moment abandonnée, a été reprise en France par Richet qui a fait construire un clou à tète découpée, et en Amérique par WilliamSy qui se sert d'une
tige rigide introduite par le conduit lacrymal inférieur divisé, et dont rextrémilé inférieure vient appuyer sur le plancher des fosses nasales.
G. — Cautérisation du canal nasaL
On peut également se servir, soit des voies naturelles agrandies, soit d'une ouverture artificielle, pour faire pénétrerdans le canal nasal, de haut en bas, un porte-caustique métallique qui permet d'attaquer le rétrécissement par la cautérisation de la muqueuse.
H. — Incision interne du canal flasal.
Cette méthode a été mise en usage par StiUing (de Casse!) qui admet dans le canal nasal l'existence d'une couche sousmuqueuse caverneuse et musculaire, abondante surtout au niveau des replis valvulaires. Il se sert d'un petit couteau
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FiG. 180. — Couteau de Stilling.
triangulaire et mousse, dont la lame, longue de 15 millimètres, présente à sa base une largeur de 3 millimètres, et 3/4 de millimètre à son extrémité.
Après avoir divisé avec ce couteau le conduit lacrymal, il fait pénétrer la lame dans le canal nasal, le tranchant avant. Il l'y plonge jusqu'au talon, puis retirant à soi l'instrument, il fait quatre ou cinq sections semblables sur des points différents, jusqu'à ce que la lame tourne librement dans le canal. Stilling pratiquait d'abord le cathétérisme à la suite de Tiacision; actuellement il y a complètement renoncé.