I. — Laryngotomie sous-hyoïdienne (Malyaigne
Elle consiste dans la division transversale de la membrane hyo-thyroïdienne, et conduit par conséquent au-dessus de l'orifice du larynx, dont elle met la cavité largement à découvert.
Anatomie. — La membrane fibreuse hyo -thyroïdienne présente une hauteur de 1 1/2 à 2 centimètres. Elle est recouverte par : 1" la peau et la couche sous-cutanée; 2* l'aponévrose cervicale superficielle sur la ligne médiane, et de plus par le peaucier latéralement; 3" les muscles slerno et thyro-hyoïdiens, ot l'omoplat-hyoïdien ; enfin. A*" par um» bourse muqueuse souvent assez^ développée. Au-dessous d«»
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eette membrane, on trouve Tépiglotte, ses attaches et la base de la langue. Un rameau de Tarière laryngée supérieure est couché sur la face antérieure de la membrane, accompagné par une veine et par le nerf laryngé supérieur^ mais plus rapproché du bord supérieur du thyroïde que du bord inférieur de Fos hyoïde.
Opération. — Le malade couché sur le dos, la tète modérément étendue et le cou soutenu par un coussin solide, on fait immédiatement au-dessous du bord inférieur de Tos hyoïde une incision cutanée transversale de 4 à 5 centimètres de longueur, dont le milieu correspond à la ligne mé» diane de la face antérieure du cou.
On divise dans toute l'étendue de la plaie le peaucier et la couche musculaire sous-jacente, pour mettre à découvert la membrane hyo-thyroïdienne. Après s'être assuré qu'il n'existe pas à ce niveau de vaisseaux de gros calibre, on divise à petits coups la membrane fibreuse, en portant la pointe du bistouri en haut et en arrière. La muqueuse se présente, soulevée pendant chaque expiration ; on la saisit avec des pinces et on la coupe, soit avec le bistouri, soit avec des ciseaux. L'épiglotte est alors attirée avec les pinces, ou une érigne, et la vue plonge dans l'intérieur du larynx, où l'on peut facilement diriger les instruments,