Dans la continuité du vaisseau
Conditions de la ligature — a. La ligature doit être éloignée de 2 centimètres environ de l'embouchure de toute collatérale volumineuse, afin de laisser au caillot oblitérateur une longueur et une résistance suffisantes. Ce précepte, auquel Giraldès n'attribue qu'une valeur purement théorique, ne doit être enfreint cependant que dans le cas d'absolue nécessité.
b. La ligature doit être suffisamment serrée^ pour fournir au caillot oblitérateur un point d'appui solide contre le choc du sang, et déterminer la section et le rebroussement des deux tuniques internes de l'artère ; mais d'un autre côté, la constriction ne doit pas être assez énergique pour amener la mortification et la section de la tunique celluleuse avant que le caillot ne soit bien formé et n'adhère à la paroi du vaisseau.
c. Les parties doivent être placées dans une position telle que les artères puissent se rétracter aisément. Pour les ligatures dans la continuité, ce retrait ne peut se faire qu'après la section complète de la tunique celluleuse. Cette tension des tuniques vasculaires est une condition défavorable. Chassaignac a proposé d'appliquer deux ligatures sur les artères Susceptibles de présenter à la fois le choc direct et le choc récurrent, et Sédillot, de couper le vaisseau entre ces deux ligatures pour assurer le retrait des deux bouts.
Mode opératoire. — L'opération comprend trois parties :
A. Découvrir l'artère;
B. Isoler l'artère ;