C. — Placer la ligature
Pour passer le fil ciré au-dessous du vaisseau, il faut, quelle que soit la profondeur de la plaie, ne jamais se servir que d'instruments courbes, mousses et percés d'un large chas près de leur extrémité. On évite ainsi les tiraillements et les dénudations étendues qui se produisent forcément lorsqu'on soulève l'artère sur un instrument droit et rigide.
Les aiguilles de Cooper, de Deschamps, de Marcellin Duval sont d'un usage plus commode que la sonde ou le stylet aiguillé flexibles, pour les artères profondes. Le bec mousse de ces instruments doit toujours être engagé du côté de l'artère où se trouvent les parties à ménager : du côté de la veine s'il
n'en existe qu'une , du côté du nerf s'il y a deux veines collatérales.
L'aiguille armée d'un fil ciré est tenue de la main droite, les léfvres de la plaie sont largement écartées.
L'49pérateur saisit avec les pinces, tenues de la main gauche, les lèpres de la boutonnière faite à la gaine vasculaire du côté où Taigaille doit pénétrer. Il la soulève, et par de légers mouvements engage le bec de l'instrument au*dessous du vaisseau. Il prend alors avec les pinces la lèvre opposée de la boutonnière, et imprimant à l'aiguille un mouvement de rotation autour de son centre de courbure, il fait saillir son bec sans déplacer l'artère. Si la dénudation n'est pas complète, le bec reste coiffé par un peu de tissu cellulaire. Abandonnant les pinces, on porte alors l'indicateur et le pouce gauches sur le bec de l'aiguille et on le dégage par une pression suffisante, que l'application des doigts rend sans aucun danger.
Avec les doigts ou les pinces on saisit un des chefs du fil.
FiG. 5. — Co'nstriction de l'artcrc.
on l'amène au dehors, puis on retire l'aiguille, faisant sortir son bec par le point où il est entré, pour dégager l'autre chef. Le liea retenu par les doigts de la main gauche se trouve placé sous le vaisseau.
On s'assuoe, par la vue et le toucher, que Tarière est bien saisie et qu'elle est seule saisie ; on s'assure qu'aucune collatérale ne naît dans le voisinage. Prenant alors les deux chefs du fil, sans déplacer l'artère, l'opérateur forme un nœud simple et droit, et le serre à l'aide de ses indicateurs au de . ses pouces, comme nous l'avons indiqué. Un second nœud maintient le premier, puis on coupe près du nœud un des chefs du fil, pendant que l'autre est conduit et fixé au dehors.
Bèglefl spéelales pour la llgatnre de chaque artère
§ P^ — Ligature du tronc brachio-céphalique.
. Données anatomiques, — Le tronc brachio-céphalique ou artère innominée, naît de la crosse de l'aorte dans sa portion ascendante. Il se dirige en haut et en dehors; sa longueur est d'environ 3 centimètres. Il se termine au niveau ou un peu au-dessous de l'articulation sterno-claviculaire droite, en donnant naissance à l'artère carotide primitive droite qui le continue directement, et à l'artère sous- clavière droite, qui se défaclie presque à angle droit de son côté externe et postérieur. — Chez les vieillards, le tronc brachiocéphalique déborde souvent le sternum.
Les rapports immédiats de l'artère sont : En avanty les troncs veineux brachio-céphaliques droit et gauche ou leurs origines, et le nerf pneumogastrique droit, dont se détache le récurrent qui embrasse le vaisseau dans la concavité de son anse. — En dedans : la trachée. — En dehors : la plèvre et le poumon.
Superposition des plans. — 1. Peau et peaucier. ,